1. Aknor


    Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... voilà un joker intéressant. Quand les filles sont récurées, je m’adresse à elles :
    
    — Gentes damoiselles, il convenait que vous soyez propres pour effectuer des travaux de propreté. La demeure est un peu laissée à l’abandon depuis des années et a perdu tout son éclat. Ce que j’attends de vous, c’est que vous mettiez votre ardeur à la curer, pièce par pièce, pour la remettre en état. À vous toutes, vous viderez les meubles et tentures de façon à tout nettoyer à la flamme, à l’eau savonneuse puis à l’eau claire. De la chaux est également disponible, de même que des échelles pour tout astiquer des sols aux plafonds. Au travail, en commençant par mon logis.
    
    Elles sont courageuses, joyeuses, et la vieille bâtisse résonne de leurs papotages guillerets. Je les laisse œuvrer et descends jusqu’à la navette. Elle est protégée par une toile de camouflage, mais je devrai lui trouver une solution plus sûre. La console de communication m’indique que j’ai des messages vidéo. Niroko se montre en chasuble noire avec un chapeau conique en paille. Elle est contente, elle a pu faire ami-ami avec des paysans qui lui fournissent du riz. Les Chinois sont aux anges. Sortant du lac Titicaca, ils ont été pris pour des dieux et vont construire leur nouvelle civilisation sur le Machu Picchu. Pas de nouvelles des autres, donc bonnes nouvelles. J’en profite pour rapporter des pastilles désinfectantes pour l’eau, qui permettent de rendre potable même une eau croupie. J’en balance deux dans le ...
    ... puits.
    
    J’ai envoyé Pétronille se reposer chez sa fille, au village, et au bout d’un mois le « donjon » est récuré à neuf. Je me trouve devant un réel problème technique : toutes les lourdes tentures enlevées, car mitées et moisies, avaient une fonction, apporter un certain confort, un peu d’isolation. En remettre d’autres, c’est ramener la vermine et puis ce doit être très coûteux. Pas possible d’aller au « Bricotruc » du coin pour acheter des panneaux d’isolant, il faut faire avec ce qui est disponible. Je repense aux écolos fondus de matériaux locaux et naturels, et l’idée me vient d’avoir recours à la paille, car paille + argile = torchis. Premier travail, trouver un maçon ou un « constructeur » de maisons ; il n’y en a pas dans notre village, mais dans le village voisin. Second travail, préparer le torchis. Des paysans montent des charrettes d’argile et de sable dans la cour du château, mes « petites mains » découpent la paille avec des serpes bien affûtées pivotant sur un support comme un tranchoir à pain. Puis elles se transforment en « petits pieds », jupons retroussés, pour fouler ensemble l’argile, le sable, la paille avec de l’eau. Les maçons n’ont plus qu’à tartiner les murs avec ce mélange sur une bonne épaisseur puis à le lisser au plattoir. Les plafonds ne présentant aucun intérêt, poutres toutes bêtes, je leur fais clouer des lattes et les enduire également de torchis. Et puis, pour faire bonne mesure, je fais étaler dans les greniers une couche épaisse de paille ...
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