1. Aknor


    Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... C’est bien là la question, Monsieur. En tant que fille sans époux, tous ces biens reviendront au Roi de France, ou bien à l’un de ces soudards qui ronflent en bas et qui m’épouserait de force pour en hériter et agrandir ses possessions. Je ne vous crois pas mauvais homme et vous jouez bien votre rôle. Sans ce petit détail, j’aurais pu moi-même me laisser abuser. Alors demain dès l’aube, je retournerai dans mon couvent et vous laisserai perpétuer l’existence de notre fief. Je ne vous demande qu’une faveur : prenez soin de Pétronille qui m’a élevée quand ma mère est morte en couches. Dormez tranquille, Monsieur.
    
    J’ai dû avaler trois fois ma salive sans rien oser répondre. Cette fille est fabuleuse, belle et intelligente. Que faire pour la retenir ? Lui sauter dessus et me comporter comme les soudards du rez de cour, juste pour l’engrosser et l’empêcher de devenir nonne ? Ou la retenir prisonnière dans son propre château… Toutes ces idées traversent mon esprit torturé. Non, rien de tout cela, je voudrais la conquérir, l’amener à moi de son plein gré. Ce ne sera pas facile, mais j’aime les défis. Dès le jour naissant, j’entends la couche craquer, la belle se lève comme annoncé. Je reste immobile et joue l’endormi. En silence, elle ôte sa chemise, prend dans son bagage une sorte de grand mouchoir, l’imbibe d’un liquide ambré et se frotte les dessous de bras, les seins, le mont de Vénus et la raie des fesses. Une odeur légère et fraîche de fleur d’oranger diffuse dans la ...
    ... pièce. Puis elle enfile une nouvelle chemise de lin, mais il est trop tard, j’ai pu admirer toute la volupté de son corps parfait. Je fais mine de m’éveiller :
    
    — Je vais vous accompagner, lui dis-je en enfilant mes chausses en lui tournant le dos, cachant mon érection.
    — Inutile, je sais le chemin.
    — Si, c’est utile. Je voudrais vous faire serment de faire tout mon possible pour ce château, ces terres et Pétronille.
    — Vous avez bien de l’ouvrage, Monsieur mon faux frère. Ce château était beau, propre, fleuri, gai, les terres productives nous mettaient à l’abri du besoin. Je ne doute pas que mon père, après la mort de son épouse, ait décliné rapidement et délaissé ses devoirs. Mais quelle lourde tâche à laquelle vous vous engagez !
    — Je ne suis pas un guerrier, mais je suis un homme qui se bat pour surmonter les difficultés les plus ardues. À mon tour de vous faire une prière, dis-je en mettant un genou à terre : promettez-moi de revenir ici avant de prononcer vos vœux.
    — J’ai encore bien du chemin à parcourir sur la voie de l’humilité avant de le faire. J’ai appris à lire, à écrire, en françois comme en latin, et j’apprends à cuisiner, à coudre, à tapisser, à laver, à ménager… Ce ne sera que lorsque je serai une femme accomplie que je pourrai prétendre à devenir celle du Seigneur notre Dieu. Aussi je vous le promets, je reviendrai dans quelques années.
    — Merci. Nous avons donc tous les deux devant nous multiples tâches à accomplir. Je vous en souhaite le bon courage.
    — ...
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