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Aknor
Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... petite Niroko, toujours aussi séduisante dans sa peau d’ivoire. Après les premiers pots de fausse Blédine, tout le monde se serre pour apercevoir notre planète. Quelques pets se font entendre, on mettra ça sur le compte de l’émotion. — Ma foi, apparemment rien n’a changé. Les continents sont toujours en place… — Ah ben si, le Japon a disparu, lancé-je perfidement ! — Quoi ? Quoi ? Quoi, caquette Niroko ? — Meuh non, c’était juste pour rire ! On rigole un peu, Niroko rit jaune, normal. Je termine de placer le vaisseau sur une orbite assez basse, prêt à repartir, pour nous ou un autre équipage, c’étaient les consignes. Inutile de consommer une énergie folle pour arracher cet énorme engin à l’attraction terrestre, on utilisera des navettes. Un truc me chiffonne, je m’en livre aux autres : — C’est comme s’ils avaient fait le ménage. À cette altitude, le radar devrait détecter des milliers de satellites et de débris en orbite. Et là, rien… — C’est vrai que ça commençait à être encombré. Ils n’ont pas perdu leur temps. C’est plutôt bien. L’engin stabilisé, nous passons aux procédures de contact pour entrer en liaison avec notre base. Petit problème : pas de réponse, aucun contact. Ça rouspète, ça râle. — Putain ! ils nous ont oubliés… — Tu parles, en cent quarante ans, toutes les technologies ont évolué. Cent quarante ans avant notre départ, on ne pouvait même pas imaginer qu’un jour ce serait possible… — Sauf Jules Verne, « De la Terre à la Lune », ...
... 1865. — Bien beau tout ça, mais qu’est-ce qu’on fait ? — C’est vous le Capitaine, c’est à vous de décider, dit Niroko en me renvoyant la balle. Bonjour la charge ! Je considère qu’il est indispensable d’entrer en contact avec la Terre avant de tenter un quelconque atterrissage, nous pourrions être pris pour un envahisseur hostile et détruits. Il me reste en soute deux modules Explorer, récupérés d’Aknor après le largage des robots. Le troisième a été précipité dans l’océan. Ces modules disposent de l’emplacement des petits robots dans lequel on peut placer des messages, messages numériques, messages écrits, photos, etc. Je décide donc d’en préparer un, de le charger d’un maximum d’informations nous concernant sous toutes les formes et les langues possibles et de le faire atterrir aux coordonnées de notre base de lancement, en Guyane. On l’équipe aussi d’une caméra, une de celles que l’on porte sur nos scaphandres pendant les missions, histoire de voir la tronche de ceux qui trouveront Explorer. Le module n’est pas à proprement parler fait pour se poser, en fait il tombe. Mais il a tout de même un parachute pour freiner l’approche finale et une carapace de ballons qui se gonflent avant l’impact. C’est parti ! Coordonnées saisies, descente très lente pour limiter l’échauffement, freinage maximal des propulseurs, ouverture du parachute, gonflage des ballons… contact ! Il faut huit à dix minutes pour que les ballons se dégonflent totalement. Ça paraît très long… Enfin, ça y est, ...