1. Aknor


    Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... une planète, assez semblable à la nôtre, avec de l’air et de l’eau, habitée de surcroît, mais inhabitable pour nous. J’ai donc le moral dans les chaussettes en me dirigeant vers les douches. C’est ce moment que Niroko choisit pour me proposer :
    
    — Et si nous en profitions pour tenter l’expérience que vous évoquiez l’autre jour, Capitaine ?
    — Quelle expérience, de quoi parles-tu ?
    — Vous savez, une douche à deux…
    
    Curieux comme d’un coup, tout paraît moins sombre. Après tout, des petites pannes sur un si long voyage, c’est normal ; et puis mission accomplie, la planète Aknor a été visitée, même si elle n’est pas pour nous. Viens, ma beauté d’Asie, et fais-moi tous les massages dont tu as le secret pour me détendre. Heureusement que l’eau est recyclée, car la douche dure très, très longtemps. Car Niroko est une amante peu ordinaire, capable de délices sexuels que l’on ne m’avait jamais procurés. D’abord, les orgasmes de Niroko sont très particuliers. Elle n’a pas quelques secondes de tétanie, mais plusieurs minutes, au moins deux ou trois, durant lesquelles elle est agitée de soubresauts irrépressibles, totalement absente du monde réel. C’est presque une crise d’épilepsie, car elle vient de subir une contraction considérable qui a éjecté de son vagin à peu près un verre à porto d’un liquide transparent et sans odeur, une éjaculation féminine qui doit lui contracter tout le ventre. Je comprends mieux le choix de la douche, ailleurs c’est danger en apesanteur. De plus, ...
    ... avant elle, aucune femme ne m’avait jamais fourré presque la totalité de sa langue dans l’anus pour me redonner vigueur après le troisième tour de manège. Inoubliable Niroko.
    
    Tiens, en parlant d’anus, une fois les réparations effectuées, nous voilà obligés de nous y brancher un tuyau, sur la zigounette aussi, d’avaler des trucs pas possibles qui vont nous vider, nous endormir et conserver nos corps pendant l’hibernation du retour. Un sale moment à passer. Comment allons-nous retrouver la Terre ? Existe-t-elle encore ? Comment serons-nous accueillis ? Pourrons-nous nous adapter après cent quarante-quatre ans d’absence ? Et j’imagine la tronche d’un poilu de 1914 débarquant en 2048, le pauvre… le pauvre, ça va être moi… nous… ça y est, je m’endors dans mon sarcophage.
    
    —Bip… Bip… BIP… BIP… BIBIBIBIBIBIP !
    
    Tiens, le réveil et la sortie d’hibernation. Bizarre comme cette fois je ne suis pas paumé, comme je me souviens très bien de mon entrée dans le sarcophage, comme j’ai l’impression fugace que tout cela n’est arrivé qu’il y a quelques minutes. On doit s’habituer à force. Je suis toutes les procédures et vais faire un tour dans le poste de pilotage. Tout a l’air normal, aucune alarme, je lève les boucliers de protection. Elle est là ! Ronde, bleue, striée des bandes blanches des nuages, la Terre. Notre Terre. Retour au bercail avec un gros point d’interrogation : comment c’est maintenant, comment va-t-on nous accueillir ? Je réveille les huit autres, à commencer par la ...
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