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Aknor
Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... avec un matelas de flotte autour. Au moins, la fibre de carbone va nous permettre d’arrimer le module. Au bout d’un long moment, plus de dix minutes, l’analyseur annonce à nouveau de l’eau, on a dû traverser. J’arrête le forage et commence à rentrer la foreuse télescopique, mais en laissant un mètre sorti. Est-ce que le tube va supporter quarante kilos sans plier ? On verra bien. Décrochage de la pince, ça tient. Embobinage du câble et choix d’une nouvelle cible. Le problème c’est que ces fichus arbres n’ont pas de branches basses. Mais ils se reproduisent et nous finissons par repérer un sujet jeune à une dizaine de mètres de là, ne mesurant guère plus d’une quinzaine de mètres de haut. Visée, tir, raté. J’ai droit à combien de tentatives ? La seconde est la bonne, une des branches est agrippée. Il ne faudrait pas maintenant qu’en se balançant le module aille se fracasser sur le tronc du petit arbre qui n’est pas lumineux, lui. Pas certain qu’il ait un matelas d’eau. Et puis dix mètres de câble pour descendre de seulement sept mètres, il va falloir que le treuil bobine fort et vite. Sinon crac. Ce truc n’est pas Tarzan, c’est sûr. Le bouton de rétractation de la foreuse dans une main, celui du treuil dans l’autre, je me lance mon compte à rebours mental, et hop ! Le module bouge un peu, penche puis commence à tomber dans le vide, mais le treuil le tire, le tire, pas tout à fait assez, premier choc, rebond, second choc. Il est au sol, j’arrête tout bien qu’il soit couché sur ...
... un côté. Mais ça, c’est prévu, et il suffit d’enclencher la rotation de deux petits disques avant et arrière qui sont chargés de le remettre en douceur sur ses huit roues. Libération de la pince, procédure de vérification générale, tout est OK. Il ne reste plus qu’à le piloter vers les points chauds, environ deux kilomètres, tout en analysant l’environnement. C’est d’autant plus facile que l’on bénéficie de la lumière bleuâtre émise par les troncs des arbres. Le sol est jonché de feuilles mortes, comme dans toutes forêts, sauf que celles-ci font entre cinquante et quatre-vingts centimètres de diamètre et deux à trois d’épaisseur. Les plus récentes ont encore une couche de mousse à la surface, qui dessèche et se racornit en vieillissant. Les plus anciennes ressemblent un peu à des plateaux ou à des grands plats légèrement concaves, mais beaucoup sont abîmées, déchirées ou repliées, voire en partie grignotées par de nombreuses entailles arrondies aux bords déchiquetés. Elles constituent de vrais obstacles à la progression du module, car elles semblent très dures, un peu comme du bois. Autrement, le sol est constitué de minéraux, terre, cailloux, rochers affleurants. Très peu de végétation autre, certainement à cause du manque de soleil. Plusieurs vues vers le haut nous montrent que la canopée forme un écran de feuilles très efficace en plusieurs couches, pratiquement sans trous. Soudain, un animal vient s’intéresser au module, animal à sang-froid parce qu’il n’est pas repéré ...