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Aknor
Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... en thermique. Il ressemble effectivement à un gros lézard, avec des écailles, et un corps arrondi et important, un peu comme un tatou. Il présente une gueule pleine de dents fines qui cherchent à goûter à la caméra, mais sans réelle agressivité apparente. C’est plus de la curiosité. Une sorte de taser dont le robot est équipé le fait fuir à grande vitesse. Il faut plus de deux heures de pilotage pour approcher des zones intéressantes, plutôt situées en lisière de forêt et assez près de la côte. Je termine la progression avec prudence, d’arbre en arbre, un œil sur l’image en visio, l’autre sur l’infrarouge. Inutile de se faire repérer et d’attiser crainte ou curiosité, et notre bazar doit faire pas mal de bruit dans ce sous-bois. Soudain, stop. Arrêt des moteurs, mode silence, une silhouette se découpe vaguement sur le fond phosphorescent des troncs, tout près. Les vieilles feuilles craquent sous ses pas. Zoom. Avec cette faible luminosité, impossible d’être en haute définition, l’image n’est pas très bonne. On distingue cependant bien un hominidé, proche de l’homo sapiens, se tenant debout sur ses postérieurs, plutôt petit et fin avec une démarche souple. Nos premiers commentaires sont que la plus faible attraction de la planète Aknor fait que les Aknoriens ont une masse musculaire moindre du fait de moindres efforts à produire pour lutter contre la pesanteur. Il pèserait environ 40 kg sur Terre, mais guère plus de 30 ici. Il s’arrête, regarde autour de lui, puis se dirige ...
... vers un arbre. Il semble nu, mais porte une sorte de ceinture autour de la taille avec plein de choses accrochées. Il en saisit une avec laquelle il semble attaquer le tronc à hauteur des yeux. Sa proximité avec le tronc luminescent permet de mieux le voir. Je balaye en gros plan de haut en bas, effectivement c’est un mâle avec un drôle de kiki qui fait glousser les filles de l’équipage : c’est une sorte de tuyau recourbé vers le haut se terminant par un petit entonnoir ou pavillon d’une minuscule trompette. On distingue également ce qui pourrait être un testicule en dessous, de la forme et de la taille d’une poire. Il est complètement glabre de la tête aux pieds. Une fois l’incision pratiquée dans la membrane du tronc, il la tient bouchée avec soin d’un doigt, range le premier instrument et s’empare d’une sorte de petit tube qu’il enfonce dans la cicatrice, penche vers sa bouche, et boit le liquide qui en sort à grandes gorgées. Il avait soif, le bougre, parce qu’il passe ainsi plus d’une minute à déglutir, soupirant de temps en temps de satisfaction lorsqu’il ouvre la bouche pour reprendre son souffle. À l’endroit où le liquide a été prélevé, l’arbre est devenu localement plus sombre. En revanche, l’Aknorien lui est devenu un peu lumineux, le ventre d’abord, tout le torse ensuite, la tête et enfin les membres. Au fur et à mesure que le liquide prélevé sur l’arbre diffuse dans son corps, l’hominidé bénéficie de cette propriété lumineuse. Oh certes, ce n’est pas un phare LED ...