1. Aknor


    Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... Certains analysent déjà les images, notamment celles des moments où le module ralentit sa rotation et s’arrête avant de repartir dans l’autre sens. Plusieurs constats : une étrange lueur bleuâtre éclaire ce sous-bois ; dans un premier temps, on met ça sur le compte d’une légère transparence de ces feuilles bizarres. Et puis le module est encore assez loin du sol, et ça, c’est ennuyeux. Les images ne permettent pas de le mesurer précisément. Un rapide calcul nous permet d’évaluer cette hauteur à moins de dix mètres : l’arbre fait donc moins de quarante mètres. De plus, le module d’environ soixante kilos sur Terre ne pèse plus que quarante kilos sur Aknor. Oui, mais dix mètres de chute sur un rocher, par exemple, et le module est endommagé.
    
    Que faire ? Quel système embarqué pourrait nous tirer d’affaire ? Pour l’instant, j’attends que le bazar se stabilise un peu avant de prendre la décision qui pèse lourdement sur mes épaules. Au bout de quelques minutes, les mouvements de rotation sont très ralentis et plus courts. Je peux manœuvrer la caméra. En fait, le module est assez proche du tronc de l’arbre qui le soutient, environ un mètre. Et les images montrent nettement que la clarté du sous-bois provient de ces troncs. Encore plus bizarre ! La mesure de distance au sol est assurée par un télémètre qui indique sept mètres. C’est beaucoup, c’est trop risqué, d’autant que même en zoomant au maximum on n’arrive pas à identifier précisément la nature du sol. Il reste une petite ...
    ... chance : le module dispose d’une foreuse prévue pour faire des carottages du sol jusqu’à environ trois mètres de profondeur, par un système astucieux de tubes gigognes, un peu comme une antenne repliable. Si l’on parvenait à forer le tronc, ce serait un point d’appui pour l’appareil. Mais il s’agit d’un forage à l’horizontale sans le poids du module pour exercer une pression. Il faudrait que le bois soit tendre. On essaye, positionnement, tâtonnements, jusqu’au moment où l’extrémité de la foreuse se cale à peu près au milieu du tronc. Début de forage, rien. La caméra semble montrer que le tronc est mou et que la foreuse s’y enfonce sans le percer. Alors, pour pousser plus fort, j’allonge le tube télescopique de la foreuse au maximum. Du coup, le module a quitté la verticale et appuie un peu plus fort sur le tube. Vitesse maximale du trépan au tungstène. Et paf ! L’enveloppe molle du tronc cède. Ça fait une tache sombre sur le tronc, soudain moins lumineux à cet endroit. Notre bazar fait son boulot de robot explorateur, et des données affluent sur un autre écran : H2O… H2O… H2O ! Ce qui sort du tronc, c’est essentiellement de l’eau, avec quelques dizaines d’autres composants en faible quantité. On a percé une barrique !
    
    Soudain, le trépan peine un peu plus et les données changent. On est en train de forer des chaînes carbonées dont le chimiste de l’équipage dit que ça ressemble à de la fibre de carbone. En somme, ces troncs ressemblent à des mâts de bateau en fibre de carbone ...
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