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Aknor
Datte: 04/05/2024, Catégories: fh, amour, pénétratio, historique, aventure, sf, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... douche avec vous, Niroko… — N’est-ce pas ce que nous sommes en train de faire ? — Je voulais dire… dans la même cabine. — Je ne pense pas qu’elles soient prévues pour cela. — Peut-être, mais l’imprévu a parfois charme et avantages… — Jamais en ce qui concerne l’hygiène. Et vous exhalez un parfum beaucoup trop germanique pour moi… Et re-vlan ! Elle ne l’a vraiment pas digéré. Dire qu’elle était prête à s’offrir… Regrets ou remords, rien n’y fera, donc inutile de me prendre la tête avec ça, mais j’aurais préféré qu’elle me prenne la queue. Dodo, la bite sous le bras encore une fois. Dernière tentative possible, et il faut réussir à poser ce module, c’est une conditionsine qua non de la réussite de la mission. Sans cela, pas d’atterrissage pour nous non plus. Dans le poste de pilotage, la tension est à son comble. Malgré les roulements de tour de garde, tout le monde est présent, chacun veut voir et apporter sa contribution, conscient des enjeux. Je pilote le largage puis la descente du module avec un joystick rendu solidaire du bras de mon fauteuil. La forêt est visée, suffisamment éloignée des points supposés habités. À cinquante mètres de la cime des arbres, largage des éléments de la capsule de protection. Ce qui a pour effet de gonfler instantanément les ballons de protection qui entourent le module. Il touche les « feuilles », mais ne les traverse pas. Il rebondit, roule. Pétard, ces saloperies sont tellement rigides qu’elles l’empêchent de passer. Il roule et ...
... normalement dévale vers le point le plus bas, puis s’arrête. S’il reste au soleil, il est cuit ! Heureusement, le point le plus bas ajouté au poids du module provoque un décalage entre les feuilles. Les ballons se dégonflent et le libèrent. Première image, il est à moitié à l’ombre, mais à moitié seulement. Je le fais avancer droit sur l’ombre. La caméra automatique se règle au bout d’un instant, le module semble bien passé entre deux de ces grosses feuilles, il regarde même en direction du sol : il doit être en bascule, prêt à tomber. Si ces foutus arbres font bien quarante mètres de haut, il a toutes les chances de se fracasser. Vite, j’actionne sa « main », une sorte de pince qui permet de prélever des échantillons même à une cinquantaine de mètres du module : un puissant ressort permet de la projeter et un câble de la commander et de la récupérer. J’ai visé la tige de l’une des feuilles, la pince s’y est agrippée. L’enroulement du treuil tire le module en équilibre précaire, il tombe. La pince résiste, mais le poids du module fait dérouler le câble. En donnant quelques coups de treuil, je parviens à freiner la chute. Il est vrai que la pesanteur est moindre sur Aknor que sur Terre, ce qui limite un peu les risques d’une descente trop rapide d’une part, d’un éventuel décrochement de la pince d’autre part. On est au bout du câble. Les images sont renversées et tournent, car le module fait comme tout objet au bout d’une ficelle, il tourne dans un sens puis dans l’autre. ...