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Des nouvelles de Caracas
Datte: 20/04/2024, Catégories: vacances, caférestau, fête, voyage, autostop, bateau, nonéro, lettre, aventure, lettres, Auteur: Ian, Source: Revebebe
... maman et le grand frère étaient là, pas du même avis. Alors « cool man, pas ni pwoblem ! » J’ai laissé tomber. Retour au bateau, à moitié morts… de fatigue. Lundi 21 janvier Le captain est mal-en-point et préfère se reposer plutôt que de prendre la mer. Mardi 22 janvier Cap sur Fort-de-France. Un bon vent frais me permet de m’éclater à la barre. Arrivée de nuit sous voile dans la baie de Fort-de-France, accompagnée d’une bonne musique sur la radio locale qui diffuse un programme spécial Elvis Presley. Depuis deux heures, on régatait avec un voilier qui venait aussi de Dominica. J’ai gagné ! Comme il est temps pour moi de penser au retour à Caracas, ces deux heures de navigation nocturne ont terminé la croisière à bord de Potvis en apothéose. Mercredi 23 janvier Je devrai être ce soir à l’aéroport vers minuit puisque le vol est à 4 h du matin jeudi et que je suis encore en liste d’attente. La perspective de retrouver Caracas ne m’enchante guère, mais j’ai besoin de fric et c’est là-bas qu’il se trouve. 9 h : avant de quitter la perle des Antilles, je téléphone tous azimuts aux hôtels quatre étoiles pour voir les possibilités de travail ici. Hélas, rien ne prend, les quatre étoiles sont pourvus en personnel. La haute saison est en cours et les brigades sont formées. Je vais quand même au Méridien qui me donne l’adresse du responsable à Paris pour l’embauche du personnel dans le monde. Quant aux petits restos et pâtisseries de l’île, le salaire ...
... maxi plane entre 5 et 6000 francs. 20 h : dîner d’adieu avec Paul au resto de Mariani, brave Corse dont les conseils peuvent me servir pour plus tard. Paul me dit qu’il rentrera vers avril ou mai en Europe avec un copain hollandais et éventuellement moi, si je peux me libérer. Ça me plairait de faire la transat, même hors course. Jeudi 24 janvier 4 h 30 : j’embarque pour Caracas. Adieu foulards, adieu madras. J’ai laissé mon cœur sur Potvis et entre les cailloux, les ruelles de ces îles qui me tiendront chaud jusqu’à ce que je les retrouve. Dans l’avion, je me dis :« tiens encore quelques dollars en poche, je pourrais presque aller jusqu’à Puerto Ayacucho, mais je suis fatigué et ça m’emmerde d’arriver les mains vides chez les copains d’Amazonie. » 5 h 30 : arrivée à Caracas. Robert Provost(mon patron) est là pour accueillir des gens de sa famille qui ont pris le même avion que moi. Je remonte au Gazebo avec eux. J’économise le taxi, mais ça me fait flipper quand même. 6 h 30 : je discute avec le secrétaire du restaurant, señor Jo, ce vieux Français qui s’occupe de la paperasse, de l’administratif, il m’a à la bonne. Il me demande ce qui a été convenu entre Robert et moi pour les papiers, déclaration, contrat, etc. Je lui confie que je n’ai pas l’intention de finir l’année ici, et même que « le plus vite je pourrai repartir, le mieux ce sera ». Il me propose d’en parler à Robert. Je lui demande d’attendre, je préfère affronter la bête directement. 7 ...