1. Des nouvelles de Caracas


    Datte: 20/04/2024, Catégories: vacances, caférestau, fête, voyage, autostop, bateau, nonéro, lettre, aventure, lettres, Auteur: Ian, Source: Revebebe

    ... route vers le sud.
    
    Midi : quelques courses pour avitailler le bateau, achats, puis dernier déjeuner avec Dominique qui s’en va. C’est triste de voir partir un tel coéquipier même s’il ne comprenait rien à la voile. Les seules « cordes » qu’il maîtrisait à merveille étaient celles de sa guitare.
    
    Un taxi l’embarque pour l’aéroport, on n’a pas de foulards ni de madras à agiter, mais c’est le cœur serré qu’on voit la Peugeot s’éloigner.
    
    15 h : on appareille, ne reste plus que Paul et moi à bord.
    
    17 h : on jette l’ancre dans une baie au sud de Fort-de-France, l’anse d’Alett. Ça a l’air sauvage et mignon à la fois. L’eau y est si pure que l’on se baigne volontiers.
    
    18 h 30 : on va prendre l’apéro à terre. On tombe dans un troquet où les pêcheurs viennent à notre table, la bouteille à la main. On se met à parler créole, les vapeurs d’alcool aidant. Paul est en forme. Je le ramène à bord pour dîner, car il a un peu perdu la maîtrise de la déambulation.
    
    21 h : on retourne à la bicoque des pêcheurs qui nous en veulent presque de ne pas avoir dîné avec eux. Le lendemain, il y a une régate de barques à voiles et ils voudraient qu’on y participe. On dit OK !
    
    Minuit : dodo
    
    Dimanche 20 janvier
    
    Cap sur Santa Lucia. Le vent est super et tant pis pour les pêcheurs oubliés, on veut profiter des bonnes conditions de navigation.
    
    17 h : bureau des douanes à Castrix, car on fait tout en règle. Engueulade avec les douaniers qui sont des petits cons.
    
    18 h 30 : ...
    ... mouillage en baie de Marigot au sud de Castrix. Paysage typiquement carte postale. Baie refermée par bancs de sable et cocotiers, trop frime vu les bateaux de milliardaires qui y mouillent.
    
    Puisqu’on y est : descente à terre, petit bar snobinard, personnel noir parlant anglais. On essaye un autre bar à deux brasses de dinghy de là. Plus sympa. Rencontre avec un Texan et un Canadien qui ont la cinquantaine et un accent gratiné. Après quelques jokes et quelques punchs cocos, on retourne sur Potvis.
    
    Déjà bien pétés, et pour faire chier nos snobs voisins de mouillage, on se retourne avec l’annexe avant d’arriver au bateau. Peu importe, on sait encore nager.
    
    On rétablit la situation et l’on commence à mettre de l’ambiance dans la baie, car Dominique nous a laissé la guitare. On bouffe. Le lendemain, tout le monde saura que l’on s’est retourné avec le dinghy.
    
    21 h 30 : pendant que je discutais avec le Texan, Paul a su par un rasta qu’il y avait une boîte pour danser à 2 km du premier bar en montant sur la colline.
    
    22 h : on retourne à terre. Bar. Pot avec le Texan.
    
    23 h : on va vers ladite boîte de rastas. Je marche pieds nus sur les cailloux de cette route ; tellement pris par l’ambiance que j’en ai oublié mes lattes en bas.
    
    On arrive dans une bicoque d’à peu près 30 m² bourrée de monde (noire de monde) où l’on est les seuls Blancs. Super accueil.
    
    On danse le reggae jusqu’à épuisement. J’ai branché une petite Noire et pensais bien la ramener en souvenir, mais la ...