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Invisible
Datte: 01/04/2024, Catégories: ff, inconnu, rencontre, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... que j’entraperçois nous devons avoir un physique, ou du moins une taille assez proche. Alors je vais vous dégoter de quoi vous habiller proprement et vos vêtements, pourront aller directement dans la machine à laver. La salle de bain est… — Par-là, oui, je le sais ! — Vous le savez ? — Ben… j’ai vécu ici, dans une autre existence, et j’y ai passé de bons et de mauvais moments parfois. — Alors ! Je vous laisse aller vous faire belle et nous reparlerons de tout cela ensuite, d’accord ? — Comme vous voulez… — Vous trouverez des serviettes et des gants de toilette dans le placard face à la baignoire… prenez votre temps. Gérald et moi allons vous concocter un petit repas… vous m’en direz des nouvelles. — … ? — xxXXxx — La douche… Rien n’a changé hormis le mobilier bien entendu. Gestes machinaux, qui me font ouvrir le mitigeur. Virginie m’a suivi et au fur et à mesure que je retire mes hardes, elle les colle dans une panière. — Je vais passer cela à la machine. Les serviettes sont là… et les sels de bain juste sur le rebord. — Je… je ne sais pas quoi dire ni comment vous remercier. — Mais vous n’avez pas à le faire… il n’y a pas des années, c’est moi qui étais au fond du gouffre et un homme m’a tendu la main. Alors… lorsque je vous ai vue, là devant les conteneurs de déchets, au magasin… vous voulez bien me donner le reste de vos habits ? — Vous… je peux retirer ma culotte devant vous ? — Vous savez, j’en porte aussi et je sais ce que c’est que de les ...
... tacher… — … Elle détourne le regard alors que je fais glisser ce qui n’a plus vraiment de forme. Pourtant je fais le maximum pour garder cette lingerie en bon état. Lavés chaque jour, ces sous-vêtements finissent tout de même par s’user. Et ils sont élimés, hors d’âge. C’est sur mes chevilles que le chiffon reste accroché. Je fais un effort pour qu’il termine sa course dans le panier. Mon soutien-gorge lui semble avoir moins souffert. Et l’eau fleure bon la lavande alors qu’elle monte dans la baignoire. J’y trempe mes orteils précautionneusement. En sortant, alors que j’enjambe le rebord pour plonger dans le bonheur de l’eau chaude, Virginie marque un temps d’arrêt. — Vous… je peux te dire tu ? — Oui ! Oui bien sûr. — Tu es très belle Lydie. — … mer… merci. Puis comme si de rien n’était, elle me glisse encore une petite phrase. — Tu trouveras des ciseaux et de la crème dépilatoire dans le tiroir du meuble là… La porte se referme doucement sur mon fantôme. Je me surprends à rêver tout éveillée. Un bain ici, c’est inespéré et j’imagine bien que rien de ce que je vis là n’est réel. Mon esprit doit sérieusement dérailler pour me faire revenir dans ce lieu. Pourtant… la tiédeur et la douceur de cette flotte semblent si vraies. Je reste allongée, nuque adossée au rebord un très long moment. Pas question de faire un mouvement qui, j’en ai bien peur, va me renvoyer dans mon enfer quotidien. Mes paupières closes, je profite de chaque seconde d’une félicité si ...