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0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).
Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... vitrée. Et moi je suis bien calé sous la couette, dans les bras du mec que j’aime. Je me sens bien. Je me sens aimé. Je me sens en sécurité. Si ça ce n’est pas le Paradis, ça doit quand même lui ressembler de très près. Je suis fatigué, et pourtant je n’arrive pas à m’endormir. En fait, je ne veux pas m’endormir. Je veux écouter son sommeil, je veux profiter de chaque instant de cette incroyable nuit. Je veux la surveiller de près, cette nuit, je ne veux pas qu’elle m’échappe, je veux l’empêcher d’avancer, je veux la retenir pour qu’elle n’arrive jamais jusqu’au bout. Je le ferai par une veille de chaque instant, tant pis pour mon sommeil. Je dormirai demain matin quand il sera parti en séminaire avec ses collègues. Même pas. Parce qu’il n’y aura pas de demain matin. Toi, Nuit, je t’ai à l’œil. Je vais trouver une parade pour arrêter le temps et empêcher que le matin vienne dissiper ce bonheur immense. Vendredi 13 février 2004. Une rafale de vent particulièrement violente me tire de mon sommeil. Lorsque je rouvre les yeux, je suis seul dans mon lit. Le réveil marque 8h52. Merde, je me suis endormi ! Je n’ai pas tenu le coup. Je n’ai pas su retenir la nuit, le matin est arrivé. Et Jérém n’est plus là. Je n’ai pas entendu son réveil, je ne l’ai pas entendu se lever, je ne l’ai pas entendu partir. Zut, alors, j’ai tout raté ! Je remarque un mot griffonné sur un bout de papier posé sur la table de nuit. « Je revien à la pause en milieu de matiné ». Quel ...
... bonheur de retrouver un message de mon beau Jérém avec quelques délicieuses fautes d'orthographe que je trouve si touchantes depuis toujours. Je passe à la douche, je m’habille, je refais le lit, je me cale devant la télé. Lorsque la porte s’ouvre sur le coup de 10h30, Jérém n’est pas seul. Ulysse l’accompagne. Le boblond est venu me dire bonjour. Nous prenons un café tous ensemble. Ça me fait plaisir qu’Ulysse soit complice de notre clandestinité. Les deux coéquipiers repartent quelques minutes plus tard. J’ai très envie de partir me balader, mais je dois me rendre à l’évidence, il fait vraiment trop mauvais aujourd’hui pour sortir. Alors, je révise mes cours. Je ne descends que pour déjeuner. Lorsque je passe devant la réception, le beau Lilian est visiblement en train de faire l’enregistrement d’une nana qui vient d’arriver. Le jeune réceptionniste semble être complètement sous le charme de cette jeune femme. Par conséquent, il semble être passé en mode charmeur. — Regardez-le faire du gringue à cette greluche, me lance Mr Charles discrètement. C’est dommage qu’il ne mette pas autant de zèle avec tous les clients. Les italiens disent « tira di più un pelo di donna che une mandria di cento buoi ». Un poil de femme charrie davantage qu’un troupeau de cent bœufs. En regardant le beau Lilian faire son numéro de séducteur, je réalise que lorsqu’il parle, et encore plus lorsqu’il sourit, quelque chose d’animal et de sauvage se dégage de sa bouche. Aussi, il est un ...