1. 0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).


    Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... nuit je suis bien avec lui, tellement je le sens proche de moi, attentionné, amoureux.
    
    Lorsqu’il se relève, il me regarde dans les yeux. Puis, il porte ses mains sur mes épaules, il prend appui dessous et recommence à me pilonner de plus belle. Sa chaînette ondule au gré de ses coups de reins. Quant à ses tatouages, ils sont toujours aussi terriblement sexy.
    
    Je règle ma respiration sur ses halètements, je guette la montée de son nouvel orgasme. Je pourrais l’annoncer à la seconde près. Encore quelques coups de reins bien profonds et son plaisir de mec se dessine sur son visage, et s’exprime de façon sonore. Je sais que chaque contraction de ses traits, chaque râle qui monte de sa gorge est la ponctuation d’un pic de plaisir masculin. Et que chaque spasme est la notification d’un jet de sperme chaud et dense qu’il envoie en moi.
    
    Jérém me branle et je jouis à mon tour. Je jouis dans sa main, je jouis de plusieurs jets chauds qui vont dessiner de longues traînées sur mon torse.
    
    Mon beau brun se laisse tomber sur moi de tout son poids. Sa peau est moite, sa respiration intense, les battements de son cœur bien rapides. Je glisse ma main derrière son cou, juste en dessous de la nuque. Je sais qu’il adore ça. Je l’entends pousser un soupir profond. C’est magique.
    
    Et là, il me regarde droit dans les yeux et me lance :
    
    — Tu m'as manqué, Ourson !
    
    J’en ai les larmes aux yeux.
    
    Et je retrouve enfin « mon » Jérém. Je suis toujours son Ourson, et ça me ...
    ... rassure.
    
    — Toi aussi tu m’as manqué, tu m’as trop manqué, p’tit Loup ! je lui réponds, fébrile, ému.
    
    — Je suis content que tu sois venu.
    
    — Je suis content d’être là, et je suis content que tu m’aies demandé de venir, alors qu’il y a tout le monde…
    
    — J’avais trop envie de te voir.
    
    Je passe mes bras derrière son dos et je le serre contre moi, je le serre fort, ivre de son parfum, ivre de ses quelques mots, ivre de lui. Il me serre contre lui à son tour. Je crois que jamais je n’ai été si heureux de ma vie. Plus rien n’a d’importance à présent, plus rien ne représente de danger, ni la pétasse blonde, ni Dorian, ni la tempête qui gronde dehors.
    
    Jérém a arrêté de fumer au retour de notre voyage en Italie, et il n’a pas recommencé depuis. Ça laisse des occasions pour la tendresse. Ma main cherche sa main. Nos doigts s’entrelacent. Je me tourne sur le flanc, Jérém me prend dans ses bras. Je sens la puissance de son torse contre mon dos, je ressens la douce chaleur de sa peau. Je sens son souffle sur ma nuque. Et ses lèvres qui viennent poser un baiser léger dans mon cou, juste au-dessous de la ligne de mes cheveux. C’est dans des instants comme celui-ci que je mesure la distance parcourue depuis notre première rencontre à l’appart de la Colombette et l’instant présent. Nous sommes là, ensemble, et c’est tout ce qui compte.
    
    Mon beau brun glisse très rapidement dans les bras de Morphée. Je l’entends à sa respiration, soudain apaisée.
    
    Le vent souffle fort contre la baie ...
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