1. 0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).


    Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    En mémoire de JF, mécène de J&N et, avant tout, un ami.
    
    Fin janvier 2004.
    
    Ça fait près d’un mois que je n’ai pas vu Jérém. Après le réveillon passé à Campan, l’ailier redevenu vedette du Stade Français a été très occupé avec les entraînements et les déplacements sportifs. Les premiers ont été très intenses. Quant aux matches de championnat, ils ont été souvent à l’autre bout de la France, et je n’ai pas pu m’y rendre.
    
    Car moi aussi j’ai mis le paquet. J’ai redoublé d’efforts pour rattraper mon retard et pour préparer la nouvelle salve d’examens qui se présentait à moi en janvier. Au final, j’ai validé mon semestre universitaire avec des bonnes notes.
    
    Jérém n’a pas retrouvé pour l’instant le chemin des cours. Il a besoin de se concentrer sur le rugby, et il ne peut se permettre de courir plusieurs lièvres à la fois. Mais il m’a promis qu’il y reviendrait, au plus tard à la rentrée prochaine.
    
    Ainsi, depuis le début de l’année, nous avons dû nous contenter de coups de fil presque quotidiens, et de quelques branlettes au téléphone. Mais même si son retour sur le terrain fait que nous nous voyons moins que pendant sa convalescence, je suis immensément heureux de le voir renouer avec son niveau sportif d’avant. Je ne peux m’empêcher de me dire que je suis pour quelque chose dans sa récupération physique et mentale. Et ça, ça m’emplit de joie. Je sais aussi que Jérém en est conscient, et que cette épreuve nous a beaucoup rapprochés. Comme si, après avoir été ...
    ... confrontés au pire, nous avons maintenant et comme jamais envie d’être unis pour le meilleur.
    
    Faute de ne pouvoir être présent physiquement, je regarde chacun des matches télévisés. Le rugby, je m’en fous. Ce qui m’importe, c’est de voir à nouveau mon Jérém gambader sur le terrain. Ce qui m’ « emporte », c’est de le voir heureux.
    
    Le lendemain de chaque rencontre, mon beau brun me fait un long débrief au téléphone, m’explique ce qu’il a réussi, ce qu’il a raté. Quand le match a été télévisé, je suis en mesure d’échanger avec lui, de lui poser des questions plus précises. A force de bouffer du rugby, je commence à en manier le vocabulaire avec une certaine assurance, à en comprendre les enjeux, à en apprécier les rapports de force, et à mieux saisir son ressenti. Je maîtrise aussi les mots pour célébrer ses victoires, nombreuses, et pour compatir à ses défaites. Ça n’arrive pas souvent, mais c’est quand même arrivé une fois en début d’année.
    
    Cependant, en ces froids derniers jours de janvier, Jérém me manque à en crever. Il me tarde de le serrer dans mes bras, de le couvrir de bisous, de me réchauffer contre son corps. Et de faire l’amour avec lui. Il me tarde de l’avoir en moi, de lui donner du plaisir, de le voir prendre son pied.
    
    Une bonne nouvelle vient égayer la grisaille de ces glaciales journées d’hiver. Faisant suite à cette perle électro qu’est l’album American Life, la nouvelle tournée de Madonna est annoncée pour l’été.
    
    Le Reinvention Tour, un titre plein de ...
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