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0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).
Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... contraste souvent flagrant entre l’expression de celle-ci et celle de son regard. Je veux dire par là, que lorsque sa bouche semble sourire – et c’est toujours un sourire terriblement charnel, de jeune loup carnassier – son regard demeure ténébreux, intimidant. Ce gars est à la fois une incarnation parfaite de la Virilité, et puis il y a cette candeur, cette pureté, cette douceur, presque une innocence qui jaillit de son regard par moments. Dans ces contrastes déroutants, dont je n’arrive pas à discerner la partie innée de celle « cultivée », se niche une sensualité épaisse, palpable. — Mais regarde-le, continue Mr Charles, il parle anglais comme une vache espagnole, sur trois mots il fait quatre fautes. Je dois le surveiller comme le lait sur le feu, car il loupe des trucs à longueur de journée. Mais il est tellement agréable à regarder, on lui donne l’absolution à tous ses péchés, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Au restaurant, je m’installe un peu à l’écart de l’équipe, dans un coin où je peux mater mon beau brun discuter avec ses collègues. La blondasse n’est pas là, et je me sens de suite plus serein. Après le repas, je remonte aussitôt dans ma chambre. Je compte les heures qui me séparent des retrouvailles avec mon beau brun en fin de journée. Mais mon attente sera de courte durée. Il est 13h35 lorsque j’entends la porte s’ouvrir. Jérém doit tout juste sortir du resto. Et il est venu me voir. Comme lors de nos retrouvailles nocturnes, il ...
... s’arrête à l’entrée du couloir, l’épaule appuyée contre le mur. Il me toise, un petit sourire au coin des lèvres, une étincelle coquine dans le regard. — Ça va mec ? je lui lance. — Oui ça va. J’espérais te trouver là. — Je suis là… — J’ai envie de te faire l’amour… — Viens ! Je sais qu’il reprend à 14 heures. Alors, nous n’avons pas une seconde à perdre. Je me lève pour me jeter sur lui. Mais avant que j’aie eu le temps de l’embrasser, Jérém s’est débarrassé de sa chemise et se retrouve torse nu. A mon tour, je me défais de mon pull et de mon t-shirt. Il défait sa ceinture, sa braguette, il se débarrasse de son pantalon. Je l’imite encore. Nous voilà nus, l’un en face de l’autre, les queues pointant le Zénith. Je m’élance vers lui, je le colle contre la cloison, j’appuie mon torse contre son torse, mon bassin contre son bassin, ma queue contre la sienne. Ma bouche se perd dans le creux entre son cou et son épaule, aimantée par la douce tiédeur de sa peau. Je suis dérouté par le parfum qui se dégage de sa nudité. Le visage de Jérém se perd à son tour dans le creux de mon épaule. Nous sommes deux cygnes en parade amoureuse. Deux cygnes mâles. Oui, ça existe. Jérém relève sa tête et m’emporte avec toute sa puissance. Je sens mes jambes céder à la vigueur du mouvement de son corps qui m’entraîne, inexorable, vers le lit. Jérém me porte carrément dans ses bras, de tout mon poids. Un instant plus tard, il vient en moi. Il attrape mes chevilles, les pose sur ses ...