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La maîtresse de mon fils
Datte: 13/11/2023, Catégories: fh, noculotte, rencontre, amouroman, Auteur: Enzoric, Source: Revebebe
... fuser, non en symbiose, mais lui le premier, comme la veille. Elle a passé la pire journée de sa vie de maîtresse. Mille fois pire que sa première rentrée. Mille fois pire que sa perte de virginité. Pourtant c’était il y a bien longtemps. Elle n’avait que vingt-six ans. Vieille pour beaucoup, mais si jeune pour elle. Jusqu’alors, elle avait toujours fait passer sa vocation avant tout. Avant ses envies, ses besoins, ses récréations, mais elle était en poste, titulaire et maîtresse de sa vie plus que d’une classe, alors elle se laissa enfin séduire. Il n’était pas vraiment beau, pas franchement laid, pas plus intelligent qu’elle et pas plus con qu’un autre. Il était simplement là au bon moment et il en a profité durant quatre mois. Ce qu’elle ignorait, c’est qu’à la prochaine rentrée il serait loin. Ce qu’il savait, c’est qu’elle n’était qu’une passade, qu’une femme disponible et demandeuse jusqu’aux grandes vacances. Elle l’avait aimé, profondément, éperdument, aussi le choc fut terrible. Presque fatal. C’était son premier, et son dernier s’était-elle convaincu à force de pleurer, même si inconsciemment elle gardait espoir de trouver le bon, après lui. Lui qui la comblait à la pause déjeuner et qui l’emportait si loin et profondément le soir. Lui, cet homme de quinze ans son aîné, qui avait profité de sa jeunesse. Lui, ce professeur des écoles qui lui enseigna durant ces quatre mois l’art de donner du plaisir plutôt qu’en recevoir. Lui, ce goujat, ce trop ...
... personnel pour ouvrir quiconque au partage. Lui, cet être prévoyant qui avait abusé d’elle, cette innocente femme qui ne connaissait rien à l’amour. Voilà pourquoi depuis lui elle se réservait, elle patientait depuis presque dix ans. Voilà pourquoi partir travailler sans culotte lui révéla que ce Monsieur Lapoisse, qu’elle avait d’abord mal cerné, ne cherchait pas à la transformer, mais à l’ouvrir aux plaisirs. Plaisir de se sentir libre de ne pas la mettre au petit matin, cette culotte qu’il n’avait pas cherché à lui interdire de porter. Plaisir de l’émoustiller, ce Monsieur Lapoisse qui la savait cul nu sans pour autant réellement pouvoir en profiter. Et plaisir surtout de lui revenir transformée en une autre. Une autre qu’elle n’imaginait pas avant, et qu’il n’avait pas contrainte à quoi que ce soit, lui ! Ce jeudi, après avoir déposé Hugo, elle partit sans attendre malgré l’incompréhension de celui qui n’avait qu’une hâte : la prendre dans ses bras et l’embrasser. Mais elle n’était pas rentrée chez elle. Elle avait fait les boutiques, s’était offert du temps rien que pour elle avant de dîner en ville. Son smartphone n’arrêtait pas de sonner, mais elle prit sur elle pour ne pas répondre et l’éteignit au dixième appel manqué de peur de craquer plus qu’autre chose. Elle avait pris une décision, et quoi qu’il advienne, quoi qu’il fasse, ce Monsieur Lapoisse, elle était décidée à relever le défi qu’elle s’était lancé. À vingt-deux heures trente-deux, elle rallumait enfin ...