1. Les larmes de Juliette


    Datte: 20/07/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... regretter leur absence. Thérèse et François me manquent terriblement. Je tente de me faire une raison en songeant qu’ils sont ensemble, réunis… et qu’ils ne doivent pas sourire de nous voir si tristes.
    
    — … !
    
    — Ne pleure plus Juliette ! On ne saura jamais pourquoi mon fils a choisi de nous abandonner, mais nous ne devons en aucun cas nous sentir responsables de ce qui est arrivé. Calme-toi ! Tu es encore très jeune et tu as toute la vie devant toi.
    
    — Mais…
    
    — Tu es belle, désirable et un jour ou l’autre un homme de nouveau te serrera contre son cœur. Tu n’as rien fait de mal, Juliette. Ne pleure plus, ça me rend malade de t’imaginer chaque nuit, sanglotante et en larmes.
    
    — Oh ! Franck… il me manque tant. J’ai froid, j’ai mal.
    
    — Attends ! Tu veux que je te trouve une autre couverture ? Je vais me recoucher.
    
    — Non… ne partez pas ! Votre présence me fait du bien. Vous savez… parfois j’ai l’impression de le revoir dans vos attitudes.
    
    — … ?
    
    Il a une sorte de soubresaut et sa main est là, qui vient effleurer ma joue dans un geste paternel. Une impression de brulure qui me contracte le corps. Il ne cherche rien d’autre qu’à apaiser ma peine. Je ne réalise pas vraiment que je suis en nuisette et lui en pyjama. Que dans ma chambre se trouve un homme… que c’est le père de mon mari. Les doigts qui frôlent mon visage sont empreints d’une incroyable douceur et irradient tout mon être d’une chaleur bienveillante. Une sorte d’envie de me blottir dans les bras de ...
    ... mon sauveur, pour y noyer ma douleur, sans y voir le moindre mal. Et je suppose que lui non plus n’en éprouve aucun malaise.
    
    Je suis juste une femme, veuve qui pleure son fils et mon Dieu, il n’y a aucun acte répréhensible dans nos gestes. Rien d’équivoque ou de douteux. Nous sommes seulement deux adultes qui se soutiennent mutuellement. Alors je ferme les yeux et ma patte se referme sur la sienne. J’ai besoin de me rassurer, de sentir cette présence proche de moi. Je veux m’endormir avec le sentiment que je suis vivante. Lui bien entendu ne fait aucun mouvement indécent et il se couche sur la couverture, gardant simplement ses doigts noués avec les miens. C’est si doux de n’être plus tout à fait seule, perdue dans un cauchemar qui me fait délirer.
    
    — Dors, Juliette… dors.
    
    — Vous n’avez pas froid, vous ?
    
    — Un peu.
    
    — Je vous fais un peu de place sous la couette… venez au chaud !
    
    — …
    
    Il n’y a aucune malice dans mes propos. C’est juste que je ne tiens pas à le voir s’éloigner et que la nuit est plutôt fraiche. Alors il s’étend sur la place qu’occupe… occupait François. Lui tient son corps éloigné du mien, évite de venir me frôler, ce que je peux comprendre, mais mon cerveau ne réagit pas de cette manière. Pour lui… mon François est là de retour et il m’envoie de bien complexes signaux. Pourtant, je m’enfonce dans une nuit plus douce, plus calme et je finis par sombrer dans l’oubli d’un néant enfin bienvenu.
    
    — xxxXXxxx —
    
    L’abime aussi a une fin et je ...
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