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Les larmes de Juliette
Datte: 20/07/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
La sonnette de la porte d’entrée me fait sursauter. Un rapide coup d’œil à l’horloge comtoise du salon, juste face au fauteuil où je suis assise et je me demande bien qui peut venir à une heure pareille. Pas toi François puisque tu as tes clefs. Alors ? D’un pas trainant, en robe de chambre, je viens ouvrir la porte. Derrière le panneau de bois deux hommes qui me regardent. — Bonsoir Juliette ! — Monsieur le Maire ? Mais qu’est-ce qui vous arrive pour venir me visiter à une heure aussi tardive ? Si c’est François que vous venez voir, il n’est pas encore rentré. Il est même très en retard, je trouve. — Juliette, voici Monsieur Cyril Durand du commissariat, nous pouvons entrer ? — Mais… — Le lieutenant de police et moi avons une bien triste nouvelle à t’annoncer. — … à m’annoncer ? Vous me faites peur là ! Qu’est-ce qui se passe ? — Nous pouvons entrer ? — Oui… oui bien sûr, mais je ne comprends pas. Qu’est-ce qui se passe ? Les deux hommes sont dans l’entrée de la maison et j’ai une sorte de pressentiment. — C’est François ? Il est arrivé quelque chose à François ? Il est à l’hôpital ? — Tu ne veux pas t’assoir Juliette. Je regarde tour à tour Hubert Bonnard, le maire du village et celui qu’il vient de me présenter comme étant un flic. — Dites-moi, s’il vous plait ce qui se passe ! — François… c’est ton mari Juliette, il ne rentrera pas, plus. — Pourquoi ? Il a eu un accident ? Il est blessé ? S’il vous plait, dites-moi où il est ...
... ! — La femme de Clément, tu sais le menuisier du village, et bien sa femme Odile a retrouvé la voiture de François… — Il a eu un accident ? Il est à l’hôpital ? Lequel que j’aille vite le retrouver. — Non ! Non Juliette. Il n’est pas blessé, il est… — Ne me dites pas… non ! Non ce n’est pas possible, il ne peut pas m’avoir abandonné de cette façon. — Tout porte à croire qu’il s’est volontairement donné la mort Juliette, c’est pourquoi Monsieur Durand a quelques questions à te poser. Tu veux bien l’écouter ? — Madame… je vous présente toutes mes plus sincères condoléances. Mais vous savez qu’en cas de mort inexpliquée, le Procureur diligente une enquête de routine… Et j’en suis navré, mais je dois vous questionner sur deux ou trois points qui nous chiffonnent. — … Je… François est mort ? Mais à midi… il allait si bien ! — À ce sujet Madame, c’est donc à l’heure du déjeuner que vous avez vu votre mari pour la dernière fois… — Oui ! Et il était en pleine forme. Je peux vous l’assurer. Nous avions des tas de projets. Je ne parviens pas à croire qu’il ait fait ça. — Vous n’aviez donc pas de problème de couple ? Il n’avait pas de maitresse ? — Bien sûr que non ! Nous sommes heureux et si comme tous les couples nous avons eu quelques fois des disputes, nous sommes des adultes et passons toujours outre celles-ci. — Vous ne vous êtes pas disputé récemment ? Et puis-je vous poser une question plus indiscrète, pour les besoins de l’enquête évidemment ...