1. Chroniques pénitentiaires d'une rebelle 4


    Datte: 22/06/2023, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Sappho, Source: Hds

    ... caméras alors qu’il n’y en a aucun en cellule, baiser dans la coursive à ce moment de la journée leur assure certainement une impression d’intimité. Enfin, difficile de qualifier de baise les quelques caresses à travers les combinaisons, ça ressemble plutôt à un tripotage entre novices. En m’approchant cependant, celle qui restait dans l’ombre appuyée contre le conduit semble secouée de spasmes. L’autre la... la retient de tomber ?
    
    J’approche au ralenti, curieuse, jusqu’à les voir de trois-quarts. Le bras enfoui dans le vêtement de sa copine, celle qui me tournait le dos masturbe l’autre copieusement d’une main en triturant un sein blanc de l’autre. C’est chaud, elles savent que je les observe se donner en spectacle. Les deux exhibitionnistes en tirent un supplément de motivation, jusqu’à pousser le vice à prendre la pause rien que pour moi. Une invitation ? Putain de merde ! Je sens un désir malsain grossir dans mon ventre.
    
    Si cette maudite combinaison avait eu des poches, j’en aurais profité volontiers pour me toucher en douce. C’est excitant, plus troublant que vulgaire. J’arrive presque trop tôt à leur hauteur pour saisir le mouvement saccadé sous le tissu. La nana aux cheveux châtains prend un téton de sa copine entre ses lèvres. Le rythme des caresses s’accélère, devient précis. La brune aux seins laiteux ouvre la bouche, l’air lui manque tandis que l’autre ne ménage aucun effort dans le but de la faire jouir à cet instant précis.
    
    Je continue mon chemin ...
    ... sans ralentir ni accélérer, surtout sans me retourner malgré le désir d’assister au final en spectatrice privilégiée, un petit couinement de plaisir ne serait pas surprenant. Malheureusement non, je rentre en cellule sans rien entendre qu’une voix connue.
    
    – T’en fais une tête !
    
    De retour, Christelle patiente sur sa couche devant la télé allumée sans doute par défaut. Qu’est-ce qu’elle a ma tête ?
    
    – T’es toute rouge.
    
    – Je viens de voir deux nanas s’envoyer en l’air dans un coin de la coursive.
    
    Le plus troublant, c’est que la scène m’a excitée, j’aurais voulu avoir le courage de m’arrêter pour les observer de près. Eh ! c’est quoi ce délire ! Ferme ta gueule, Louise, reprends-toi. Et là, ce n’est pas la voix de ma conscience, car je n’en ai plus vraiment à cet instant précis.
    
    – Tu t’y feras, sourit Christelle amusée.
    
    Peut-être, sans doute, très certainement ; ma plus grande frayeur serait d’apprécier ce genre de spectacle avec le temps.
    
    – On est toutes des saintes-nitouches en arrivant, ça passe, crois-moi.
    
    De retour après le dîner, j’en arrive presque à regretter la sobriété de ma codétenue, il n’y aura aucun incident ce soir, aucun débordement du type « démonstration n° 2 de ce que des femmes peuvent faire ensemble » ou « exercice pratique de lesbianisme entre expérimentée et débutante ».
    
    – Je vais à la douche.
    
    La provocation tombe à plat, Christelle reste allongée sur sa couchette. J’aurais aimé qu’elle me suive, au moins comme le soir de mon ...
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