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À pile ou face
Datte: 21/05/2023, Catégories: amour, fsoumise, hdomine, sm, nonéro, confession, portrait, dominatio, Auteur: Enzoric, Source: Revebebe
... cernait. La qualité d’un maître n’est pas de savoir les limites de sa soumise, mais de connaître les siennes. Plus nous discutions, et plus il discernait, comprenait, se comprenait. Il ajustait, plus que mon attente, plus que ses envies, notre relation. Peut-être a-t-il occulté certaines pratiques qu’il aurait aimé partager avec moi, mais jamais il n’a semblé en être frustré. Qui sait, peut-être les aurais-je acceptées, ou quémandées, si j’avais ressenti ce besoin ? Mais non, il avait posé les règles, et il ne sortit jamais du sentier qu’il s’était imaginé comme celui nous menant au but ultime. Je ne suis pas masochiste. La douleur, pour moi, n’est pas un besoin, un plaisir à magnifier jusqu’à la jouissance. Mon appartenance n’est pas de corps, mais d’esprit. Non dans la contrainte, ni la dépendance, mais l’union. Ce, il l’a compris comme nul autre, alors il a assis sa puissance sur un siège bien plus cinglant qu’un fouet qui claque et zèbre la peau : il a touché mon cœur au fer rouge. Non de ses initiales comme certains maîtres sont fiers d’afficher, mais d’amour. Est-il en manque de défouler son autorité de coups savamment administrés ? J’ai la certitude que non. Est-il fier d’imposer ses règles à ces compères lorsqu’il me prête, car c’est ainsi qu’il leurs annonce la chose ? J’ai la certitude que oui, car je ne suis que sienne, et lui que mien. Nombres ont rompus le contact, les moins proches pour la plupart, mais quelques-uns ont maintenu un lien avec nous. Je ...
... dis nous, car nous sommes perçus comme couple, et non plus comme soumise et maître. Ce fut rapide, trop sans doute pour beaucoup, mais les plus ouverts d’esprit, ceux qui ont compris que ce qui nous unissait n’était pas une relation ordinaire, sont devenus plus intimes encore. Certains ont même changé. Notamment un : Édouard. Je l’aime bien Édouard. Son épouse aussi, même si pour rien au monde je n’aurais aimé être à sa place ! Jamais je n’aurais supporté ce qu’elle a enduré, la pauvre ! Il avait une soumise attitrée, qui vivait quasiment en permanence chez eux, et plusieurs autres occasionnelles, de passage, ou confiées. Un jour, elle m’a invitée à déjeuner. Lorsque j’ai demandé la permission à Louis, il m’a remercié et donné son tacite accord en me faisant l’amour tendrement. Non qu’on ne le fasse jamais, mais j’ai senti que ma demande le comblait plus que tout. Au restaurant, elle me raconta, comme à une amie, sa vie : elle s’était fait une raison, mais n’en pensait pas moins ! Ils s’aiment, aucun doute possible, mais elle n’avait toujours pas accepté, et compris surtout, que c’était par amour que son mari calmait sa libido avec d’autres, pour lui donner, à elle, sa femme, toute la tendresse qu’il lui réservait. À la fin du repas, elle m’a remerciée. Je n’ai pas compris sur le coup, mais, lors d’une soirée chez eux, je l’ai vue plus… épanouie. Pas ravie de voir son mari se défouler, mais plus, comment dire… détachée. Je n’ai jamais été prêtée à Édouard. Je ne le ...