1. À pile ou face


    Datte: 21/05/2023, Catégories: amour, fsoumise, hdomine, sm, nonéro, confession, portrait, dominatio, Auteur: Enzoric, Source: Revebebe

    ... m’emporter plus puissamment que lorsqu’il me regarde si amoureusement baisée comme une chienne. Sa chienne. Voilà ce que je suis depuis lui. Lui qui n’a rien prémédité. Lui pour qui notre relation n’est pas un jeu, pas un style de vie, mais un besoin de deux êtres, aussi complémentaires qu’opposés.
    
    Lui, on l’appelle Louis dans la vie de tous les jours, mais, pour moi, c’est Maître. Pas pour ce que ce mot signifie dans le langage d’une soumise lambda, mais parce qu’il est réellement mon maître de tous les jours. En tout. Pour tout.
    
    Je ne suis pas captive, pas craintive, mais heureuse, parce que je l’aime pour ce qu’il est, et qu’il m’aime pour ce que je suis. Nous, c’est la croisée de deux extrêmes contraires. Il est aussi déterminé que juste, et moi aussi sienne que profondément moi, que je sois à ses pieds ou au pied de qui il m’a demandé d’être.
    
    Il m’avait prévenue, avertie, il avait même tentée de m’en dissuader, longuement, mais plus il m’expliquait, plus j’étais convaincue que ce monde, son monde, était celui dont je rêvais chaque nuit, quant au matin je n’avais, comme seul souvenir, qu’un corps en sueur qu’une main posée sur mon sexe ruisselant finissait de mener au plaisir. À court d’arguments pour le convaincre, lui faire entendre raison, mes raisons, qu’il ne voulait pas entendre, j’ai alors eu recours à l’ultime preuve de ma détermination : j’ai joué ma vie, notre avenir, à pile ou face. Pas une, ni deux, mais trois fois la pièce a scellé notre amour. Ce ...
    ... fut la dernière fois que je le fis, car depuis lui je ne joue plus, n’en déplaise à Corynne Charby ou aux auteurs de cette chanson ; car je sais que ces trois lancers consécutifs ne sont pas le fruit du hasard, mais notre destinée.
    
    L’a-t-il pris comme défi, caprice de gamine, ou simple hasard, qu’il a accepté le gain du jeu : moi. A-t-il voulu me tester, me dégoûter, ou me convaincre, qu’il n’a pas été tendre, et que cette première semaine avec celui qui devint mon Maître nous a prouvé, à chacun, ce que chacun aime : l’autre.
    
    Oui cette première semaine fut déterminante. Pas en pratiques, mais en envies. Et en frustrations surtout. J’étais étudiante, libre, et déjà amoureuse de lui. J’avais flashé sur lui, et je n’avais plus qu’un but : le conquérir, vaille que vaille. Sept ans nous séparent, mais à cœur courageux rien d’impossible ! Ce que j’ignorais alors, était que l’expérience affine les désirs. Ce qu’aujourd’hui je sais, pour notre plus grand plaisir.
    
    Il m’avait toute à lui, de cœur déjà croqué, et de corps avide, mais… il n’en fit rien. Tous les soirs j’allais chez lui, et n’en partais qu’au petit matin. Une semaine durant laquelle il ne fit que me laisser un espoir, mince, mais auquel je m’accrochais telle une moule à son rocher. Quelques sous-entendus, quelques bises en guise d’accueil et au revoir, mais guère plus. On discutait, beaucoup, de tout, de rien, de sujets aussi variés que personnels, mais sans plus. En réalité, sans en avoir l’air, il me sondait, me ...
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