-
À pile ou face
Datte: 21/05/2023, Catégories: amour, fsoumise, hdomine, sm, nonéro, confession, portrait, dominatio, Auteur: Enzoric, Source: Revebebe
Moi je joue ma vie à pile ou face. Tous mes sentiments à pile ou face. J’ai toujours aimé le jeu. Quel qu’il fût, et, surtout, quelles qu’en soient causes ou conséquences, alors cette chanson chante en moi comme une évidence.Moi j’suis comme une bombe qu’on a larguée, et puis qui tombe au beau milieu d’un slow d’enfer sans partenaire. Je ne m’appelle pas Corynne, mais Charlotte, et je ne suis pas chanteuse. Je n’ai pas une belle voix, et, surtout, je ne vis pas ma vie par procuration. Oui, j’aime la musique, pour ce qu’elle exprime, et non je ne serai jamais l’interprète de quelqu’un. Pas rebelle, anarchique, ou foldingue, et pas brebis surtout. Je sais ce que je vaux, ce que je suis, et plus encore ce que j’aime, ou non. Ça, c’était moi avant ; avant lui. Lui qui m’a transformée en une autre, lui qui m’a révélé ce qu’est la vie, la vraie, et surtout l’amour. Depuis lui, je vois la vie comme dans les chansons d’Édith :Quand il me prend dans ses bras, qu’il me parle tout bas, je vois la vie en rose.Lui, il me dit des mots d’amour, des mots de tous les jours, et ça m’fait quelque chose.. Lui, c’est mon hymne à l’amour.Il pourrait tout de moi, s’il me le demandait. Mais, en réalité, il ne demande jamais, puisqu’il exige, et c’est encore plus… moi maintenant ! La première fois que je l’ai vu, c’était lors d’un karaoké. Ouais, je sais, c’esthas been aujourd’hui, mais hier c’étaitthe place to be. Hier j’avais mes habitudes, de jeune femme en mal de baise, certes, ...
... mais j’avais mon ami le canard. Pas très causant lui non plus, j’avoue, mais toujours là en cas de besoin ; comme lui depuis que le canard n’a plus de pile. Hier j’avais vingt-trois ans, et j’étais mignonne ; enfin c’est ce que les copains des copains qui voulaient me pécho disaient. Hier les mecs qui ne s’intéressent qu’à un cul, je les attirais, parce que j’avais un beau cul bien rebondi, et une belle paire d’arguments qui affichait fièrement l’arrogance d’une langue que je n’avais pas dans ma poche. Mais ça c’était avant ; avant lui. Lui qui ne m’a pas draguée, mais conquise. Lui qui n’a pas fait le premier pas, mais qui n’a pas reculé pour autant. Lui qui m’a écoutée, buvant ce trop-plein de déclarations sans être ni surpris, ni choqué, ni saoulé. Lui qui a souri, ne sachant que dire, déjà. Lui qui m’a comprise telle j’étais, hier, et avec qui je conjuguais la vie au futur. Lui qui a toujours été là, ou jamais très loin. Lui qui m’a tracé un avenir. Lui, ce seul qui a su déceler ce qui dormait en moi, et faire ce demain qui depuis dix ans est un plaisir de chaque instant. Lui qui m’a accompagnée, plus que me guider ou me contraindre, jour après jour, nuit après nuit, main dans la mienne. Lui qui m’a ouvert au monde, son monde, et à la jouissance. La vraie. Lui pour qui faire l’amour n’est pas l’amour. Lui pour qui les plaisirs charnels ne sont que le reflet de ce que le corps reçoit, exulte et transmet. Lui qui m’aime, comme nul autre ne peut, et ne pourra jamais, ...