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Le gala de la fac de droit : du temps où nous pouvions jouir (1)
Datte: 12/05/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Brenda_Trinque, Source: Xstory
... fesses petites, mais bombées. — Salut Heidi, lança Benoît. On fait le chemin ensemble jusqu’au bar ? — Oui, avec plaisir ! répondit-elle. — C’est la classe ici, dis donc ! continua-t-il. L’université avait loué pour la soirée un ancien mas viticole, perdu au milieu des vignes. Un grand bâtiment de vieilles pierres éclairé dans la nuit par des lumières multicolores. On entendait la musique qui vibrait déjà. L’association des étudiants avaient fait venir un DJ connu dont j’ai oublié le nom. Dans la nuit, Heidi ne me voyait pas rougir. Heureusement, car je ne savais pas quoi dire. Nous marchions seulement tels des noctambules assoiffés d’alcools, et moi, je ne sentais que son parfum qui me montait dans les narines jusqu’au bord du cœur. Le vent le portait par vagues douces et successives ; un mélange de musc, d’huile aux agrumes et de fleurs orientales. Il fallait que je lui dise quelque chose et vite. Benoît se tenait en retrait, me laissant une fenêtre de tir, comme un vrai ami. Toute l’année, j’avais rêvé de ce moment : je ne voulais pas le laisser fuir. Lorsque je me décidai enfin à lui parler, quelqu’un me coupa : — Eh ! Heidi, viens, faut que je te montre un truc. C’était Adrien qui arrivait en courant. Le major de la promotion. Beau gosse. Drôle. Un futur avocat brillant, qui venait de se garer avec sa Porsche payée par ses parents pour ses vingt ans. Il attrapa Heidi par la main, sans lui laisser le temps de répondre, et l’entraîna à ...
... l’intérieur, sans que je puisse réagir. — A plus tard ! gloussa-t-elle, en me jetant un coup d’œil rapide, d’un air désolé. Quelques minutes plus tard, Benoît toussa : — Ecoute, vieux. Je ne peux pas tout faire pour toi aussi. Va falloir que tu te bouges un peu le cul, là. — Je sais, je lui répondis, mais cette fille… Cette fille… — Ah non ! Ça fait un an que tu me saoules avec ce refrain. Continue à te pignoler en pensant à elle ! Moi, ce soir, je vais serrer. Peu importe qui. Je ne vais pas faire dans le sélectif comme toi. A l’entrée, je le perdis de vue dans la cohue. La salle du bal était immense, composée d’une vaste piste de danse, d’un grand bar traversant où plusieurs dizaines de barmans courraient dans tous les sens. Au milieu, le DJ, en maître de cérémonies, enchaînait les musiques grand public. Peu de monde dansait pour le moment, mais ça n’allait pas tarder. J’errai, perdu au milieu de la foule. La musique m’assourdissait mes tympans, me faisant oublier mon échec cuisant. Les effluves d’alcools me montaient à la tête, ou étaient-ce peut-être les jolies filles partout, qui bougeaient lascivement. Je me disais, après tout : ce soir, il faut s’amuser. Pourtant, je me sentais insignifiant. La seule personne pour qui j’avais des sentiments semblait tout ignorer de mon existence, et c’était compréhensible. Dans la promotion, j’étais le le genre de mec discret. J’avais des amis. Des bonnes notes. Je posais beaucoup de questions en cours. Mais je n’étais pas ...