1. Le gala de la fac de droit : du temps où nous pouvions jouir (1)


    Datte: 12/05/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Brenda_Trinque, Source: Xstory

    Cette nuit-là se tenait le gala de la faculté de droit de Montpellier. La grande majorité des étudiants, auxquels j’appartenais, s’y donnaient rendez-vous chaque fin d’année, avec l’arrivée des beaux jours en juin. Une grande fête qui venait clôturer un an de partiels et d’examens stressants, étapes obligées pour les avocats, juges et juristes de demain.
    
    Dans la navette qui nous menait à la beuverie, je ressentais un besoin impérieux de décompresser, de boire, de m’amuser, et je n’étais pas le seul. Parmi les chemises blanches, les costumes et les tailleurs, l’excitation pointait dans mon bas-ventre.
    
    J’étais assis à côté de Benoît, un ami ventripotent mais à l’humour ravageur, déjà ivre, qui hurlait à la mort des chansons à boire avec d’autres camarades.
    
    Entre deux refrains, il me dit :
    
    — Eh, Aurélien, ce soir, la p’tite Heidi, elle est pour toi !
    
    — T’es con.
    
    — Allez, j’déconne, vieux. Tiens, bois un peu. Ça va te détendre.
    
    Mal à l’aise, j’avalai une grande gorgée d’un mélange de vodka-pomme, écœurant mais très fort. C’était tout ce qu’il me fallait. Malgré mon âge, 22 ans, j’avais eu peu de relations sexuelles. Je préférais concentrer mon temps libre sur le judo, que je pratiquais depuis l’adolescence avec assiduité. Je préparais même ma ceinture noire. J’étais plus à l’aise sur un tatami, à tordre des corps, que dans un lit à les caresser. Ce n’était pas que je ne voulais pas. Non, loin de là… En vérité, je n’osais pas franchir le premier pas. Un mur ...
    ... se dressait toujours entre moi et la personne qui me plaisait.
    
    Je songeai à Heidi, à son corps dont j’avais tant rêvé nuits et jours.
    
    La navette roula une vingtaine de minutes par les petites routes de l’arrière-pays montpelliérain. Nous longions les champs peuplés de taureaux noirs, dont les membres vigoureux suscitèrent de nombreuses blagues graveleuses. L’ambiance était électrique. Seul le conducteur semblait lassé des hurlements de notre jeunesse en plein acmé.
    
    Lorsque nous descendîmes du bus, je tombai nez à nez sur Heidi. Elle était venue avec sa propre voiture, une fiat 500 rose. Je me cachai par peur qu’elle me voit sortir avec les pouilleux qui avaient dû prendre le transport en commun. Benoît repéra ma tentative de dérobade, m’attrapa par les épaules, me conduisant de force vers elle.
    
    — Non, non, non ! lui dis-je. Arrête !
    
    — Suis-moi, laisse-moi faire, murmura-t-il entre ses dents, sachant parfaitement mes sentiments pour elle depuis le début d’année.
    
    Benoit adressa un signe de la main à Heidi, qui se retourna vers nous en souriant. Ses longs cheveux bruns, ondulés, m’éblouirent : ils lui tombaient jusqu’à la limite des reins. Son grain de beauté, au-dessus de la lèvre, me faisait craquer par-dessus tout. Elle était d’origine perse, je n’avais jamais osé lui demander d’où. Ce soir-là, elle portait un tailleur noir et un chemisier blanc, légèrement décolleté, laissant deviner sa poitrine ronde et généreuse. Je déglutis, face à ses hanches en V et ses ...
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