1. Vendredi, très envie ! (1)


    Datte: 09/03/2023, Catégories: Divers, Auteur: Doogy Woogy, Source: Xstory

    ... calme et noire. De retour dans mon bungalow, mon ami intime me tint compagnie toute la nuit ; je dormis comme une souche. Au réveil, en milieu de matinée, j’enfilai mon maillot. Mon compagnon nocturne me comblait toujours. Je déambulais d’un pas lent sur les rochers parmi les derniers pêcheurs matinaux, l’oreille à l’affût d’un commentaire sur une abondance inhabituelle de poissons. Ils persévéraient à lancer leurs cannes.
    
    Les yeux fermés, je m’assoupis dans la baignoire. Lorsque je les ouvris, il me sembla avoir dormi trop longtemps. L’eau avait perdu de précieux degrés et mon ventre criait pour qu’on le libère. Deuxième passage aux toilettes, avec un petit détour pour regarder l’heure. Mon infatigable galant retourna dans mes profondeurs puisqu’il me restait du temps à foison. Je refis couler de l’eau chaude puis m’immergeai à nouveau dans la baignoire où j’offris à mes sphincters un festival de contractions, comme l’étreinte d’un ami qu’on est heureux de retrouver. Le but était de les assouplir autant que possible. Qu’ils battissent un record cette nuit n’était pas certifié ; en revanche, ils méritaient une ambiance de finale de croupe. Mon téléphone sonna. Je laissai sonner ; mon contact me laisserait un message auquel je répondrais après ma sortie du bain. Une minute plus tard, le téléphone sonna à nouveau. Un de mes amants habituels avaient peut-être remarqué ma tentative de le joindre et flairait le bon plan pour la soirée… Le carrelage, déjà mouillé lors de ma ...
    ... première sortie, m’incita à la prudence. Rien ne servait de courir. Encore raté ! Qui pouvait m’appeler sur mon numéro fixe à cette heure-ci ? Comme dit le proverbe, jamais deux sans trois : il y eut bien un autre appel.
    
    — Allô, Sandra ?
    
    — Il n’y a pas de Sandra ici…
    
    — Pardon, excusez-moi, je suis confuse.
    
    — Pas de souci, bonne soirée.
    
    Mes bouts de doigts se fripaient ; il ne me restait plus qu’à vider la baignoire. Un rapide séchage de mes cheveux puis j’abandonnai la salle de bain en son état : j’essuierais le sol plus tard ; après mon retour, peut-être. Pour l’instant, j’avais trop la flemme pour m’en occuper. L’envie de passer à l’acte me démangeait. Devant le miroir de ma chambre, j’apprêtai mon visage d’un maquillage léger. Hors de question qu’un mâle de passage puisse considérer mes peintures de guerre comme une invitation à m’aborder comme une fille en manque au point de… quoique non, j’avais un rendez-vous précis. De toute manière, les maquillages outranciers m’engendraient une profonde répugnance.
    
    Mon impatience me fit fumer cigarette sur cigarette. De mon balcon, je surveillais la décrue des piétons. Minuit approchait ; le vide avait rempli ma bouteille de vin depuis longtemps. J’étais dans les starting-blocks. Une marche d’un pas lent laisserait davantage de temps aux passants pour regagner leurs pénates tout en épargnant à mes pieds un peu de douleur. J’enfilai string, soutien gorge, robe. Un porte-jarretelles, peut-être ? Non, je voulais sentir ...
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