1. Vendredi, très envie ! (1)


    Datte: 09/03/2023, Catégories: Divers, Auteur: Doogy Woogy, Source: Xstory

    ... extérieur afin de profiter de toute la puissance qu’il avait à m’offrir.
    
    J’allais soulever mon T-shirt, me livrer à un repêchage en urgence quand mon voisin apparut sur le balcon mitoyen. Il me salua, me fit un grand sourire. Sa femme le suivit de peu. Elle aussi me transmit le bonsoir, qui fut en revanche moins chaleureux. Un petit geste de la main pour montrer mon verre vide m’autorisa à évacuer les lieux sans que mon repli soudain ne paraisse offensant.
    
    Pour calmer mon anus vorace, je changeai de chanson puis, d’une poussée, je recueillis mon plug adoré. Un lavement avant le bain ne serait pas superflu ; il ne rendrait la suite que meilleure. Je pelai les œufs refroidis avant de préparer une petite vinaigrette. Je m’installai à la table du balcon dans la lumière du jour finissant.
    
    ***
    
    Je me mis en position pour accueillir les deux litres d’eau d’une chaleur supportable par mes intestins. L’écoulement du premier tiers me procurait toujours des sensations douces et agréables lorsque l’eau se répandait, telle une rivière souterraine. Le deuxième remplissait sa fonction : un sentiment – au choix – de maternité ou de reptation reptilienne invasive. Lors du dernier tiers, un nid de vipères semblait débattre dans mon ventre. Quand l’inconfort se faisait insupportable, je foutais tout ce monde dehors. Puisque j’avais le temps d’une propreté irréprochable, j’optai pour un double remplissage.
    
    Je retournai sur le balcon pour observer les piétons, deviner quelles ...
    ... occupations les guidaient. Je tentai d’en évaluer le flot pour estimer l’heure où les rues commenceraient à se vider. Des nuages avaient fait leur apparition ; rien qui ne m’inquiétât. Je me trémoussais au rythme d’une chanson imaginaire, remuant les fesses comme pour accroître l’efficacité de ce prélavage de ma machine à laver interne. Mon ventre me tiraillait, mais je résistai autant que possible, jusqu’à ce qu’un peu d’eau se mette à couler le long de mes cuisses. Je me ruai aux toilettes où je donnai naissance à un flux pestilentiel. Quel soulagement pour mes boyaux ! Un nouveau broc, de moindre capacité, emplit mes entrailles. Adieu, balcon : cette fois, je m’allongeai dans un bain chaud qu’une banquise de mousse parfumée couvrait. Moins de pression dans mon ventre, l’eau chaude me détendait ; j’espérai tenir plus longtemps. Le souvenir d’un lavement estival me revint.
    
    En vacances au bord de la Méditerranée, le bungalow que j’avais loué donnait sur la plage, me permettant de me baigner comme bon me semblait. Combien de fois, alors que le camping dormait, que les derniers fêtards étaient retournés sous leurs tentes, avais-je traversé la plage sans aucun maillot pour un bain, non pas de minuit, mais de trois heures du mat’ ? Dans la petite douche de ma location, après avoir dévissé le pommeau, le flexible introduit dans mon anus avait inondé mon ventre. J’avais couru jusqu’à la mer et nagé sous la pleine lune. Lorsque mon ventre me fit trop souffrir, je me libérai dans l’eau ...
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