1. Qui fait l'ange fait la chienne (14)


    Datte: 03/02/2023, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory

    ... par hasard. Je dois me défendre !
    
    — Thibaud, arrête !
    
    Mais ma voix manque de conviction. Pourtant, je déteste ces sales types, même s’ils sont bien moins impressionnants que dans mon souvenir. L’autre soir, au bar, dans la pénombre, ils jouaient les gros durs. Mais la lumière du jour démystifiant cette rudesse n’éclaire plus que l’insolence de leur jeunesse. Dix-huit ans, comme moi ? Intimidés et guère menaçants. Plantés, patauds, comme deux gamins timorés qui n’osent franchir le seuil d’une chambre réservée aux adultes.
    
    Thibaud continue à chuchoter sa litanie à mon oreille :
    
    — Non, mon cœur ne résiste pas. Laisse-toi faire, je t’aime...
    
    Les mots n’ont aucune importance ; seul compte leur pouvoir d’envoûtement. Le sortilège qui annihile toute capacité de rébellion. Le trouble grandit, comme un poison paralysant ma volonté alors que des doigts vicieux mettent à profit mon atonie, trompent mon indécision, et avec une facilité déconcertante déboutonnent les derniers boutons du chemisier.
    
    Les deux types sont fascinés par ma tenue, subjugués par mes seins qu’ils peuvent maintenant parfaitement détailler. Cette indécence délie leur langue. Ma vulgarité les désinhibe, justifiant l’insulte :
    
    — Oh, putain, qu’elle est bonne !
    
    — Oh la salope ! La salope !
    
    Le plus grand, blondin mince, presque dégingandé, s’avance, la bouche ouverte, les yeux écarquillés, comme s’il assistait à une apparition divine. L’autre, châtain, visage encore plus poupin avec quelque ...
    ... chose de féminin dans le regard, plus petit aussi, plus trapu, reste figé. Parfaitement immobile. Sauf qu’il porte sa main à son entrejambe. Il se touche ! Je dois marquer mon désaccord. Essayer de résister. Au moins un peu.
    
    — Thibaud, s’il te plaît...
    
    Ma voix est suppliante. Mais est-ce que je supplie vraiment pour que ça s’arrête ? Ou, au contraire, pour que la situation devienne une bonne fois pour toutes irréversible ? Que tout retour en arrière devienne définitivement impossible ? Car déjà, Thibaud a posé sa main sur ma cuisse. Lentement, irrémédiablement, ses doigts remontent, et au passage, le cuir de la jupette se soulève, dévoilant mon intimité. Ma chair frissonne. Des frissons inadmissibles d’impudeur. Comment ne pas céder ?
    
    Dans un halètement :
    
    — Thibaud, s’il te plaît...
    
    Le salaud trousse ma jupette, exhibe mon sexe. Ses doigts virtuoses longent ma fente, vers mon clitoris. Je serre les dents pour ne pas gémir, ne pas écarter les cuisses. Au moins un peu...
    
    Et les commentaires des deux connards explicitent mon obscénité :
    
    — Putain, elle a la chatte à l’air...
    
    — Qu’elle est bonne, la salope ! Je n’ai jamais vu une moule aussi magnifique !
    
    Mon sexe est-il donc fabuleux ? J’ai été élevée dans la défiance pour cet endroit malodorant et douteux. J’ai appris à me méfier du siège de nos instincts primaires. Or ces deux jeunes connards badent ma vulve comme le plus précieux des diamants. La Nature a voulu que le dessin de mon con corresponde aux ...
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