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Qui fait l'ange fait la chienne (14)
Datte: 03/02/2023, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory
... arrière. Je grogne de contrariété alors que la précieuse pine échappe à la rincée. — Viens là, chienne ! Un moment d’hésitation. Le temps de comprendre. D’assimiler et d’accepter. À quatre pattes, donc. — Allez, ma chienne ! Avance ! On pourrait croire, en effet, qu’il promène son animal de compagnie. En guise de laisse, il me tient fermement par la crinière. Il me remorque ainsi, me balade dans la chambre. Nous longeons le lit. Seigneur, comme je suis impatiente ! Si cela ne tenait qu’à moi, je me jetterais, me précipiterais sur la couche, cuisses largement écartées. Mais Mon Homme impose le tempo : à pas lents, il me guide, m’incitant ainsi à bien délier mes gestes. Je progresse, bras tendus, en appui sur les genoux. La pesanteur accuse mes mamelles ; les lourdes poires pendouillent et se balancent. Une claque franche sur mon cul ; je tressaille ! Il me faut encore creuser ma cambrure, accentuer en même temps l’ondulation du bassin, et ainsi rehausser et mon con, et le copieux de mon charnu. Bref, j’apprends à marcher à quatre pattes en valorisant au mieux mes attributs de femelle. — Grimpe sur le lit ! Enfin ! Je me précipite ! Ça y est ! Je suis en position. Empressée de me faire enfiler... Bon Dieu, qu’est-ce qu’il attend pour me la mettre ? Mais... le carillon de la porte d’entrée résonne ! Quoi ? Quelqu’un sonne ! Qu’est-ce que c’est encore, cette histoire !? Thibaud ceinture son peignoir de bain. — Bouge pas ! Je vais voir. Il sort de la ...
... chambre. La porte d’entrée s’ouvre. J’entends des voix. Je ne vais quand même pas rester indéfiniment comme ça, à quatre pattes sur le lit. Je m’assieds. Que se passe-t-il ? Qu’est-ce qu’il fout ? « Ça y est, enfin ! », je l’entends qui revient. Mais... un pressentiment... Je me lève. Mon Dieu, non, ce n’est pas possible... Le salaud ! Il n’est pas seul : deux mecs derrière lui. Je les reconnais immédiatement : les deux connards du bar, les deux odieux personnages qui, jeudi soir, ont tenu à mon encontre des propos misogynes inadmissibles. Le temps de prendre conscience de la situation, il est déjà trop tard. Trop tard pour me couvrir ! Ma première pensée : reboutonner mon chemisier, dissimuler ma poitrine qui est pratiquement totalement exhibée ; à défaut, tirer sur la minijupe, gagner quelques centimètres de tissu et mieux protéger ma chatte des regards. Mais avant de pouvoir accomplir le moindre geste, Thibaud, dans mon dos, m’enlace. Il se colle à moi. Bloque mes bras. Pour me libérer, je me tortille. Il plaque d’autant sa délicieuse masse, sa puissance musculeuse, contre mon dos... Et sa turgescence de taureau en rut appuie contre mes fesses. — Chut, ma chérie. Fais-moi confiance, je t’aime... Sa voix est douce, tendre. Je ne suis plus « un gros cul », mais sa chérie : il m’aime ! Toujours le même subterfuge. Les mots de la délicatesse, de la passion quand c’est nécessaire pour m’amadouer, m’enjôler. Suis-je si stupide ? Évidemment, ces types ne sont pas là ...