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La liste de Noël (5)
Datte: 11/01/2023, Catégories: Trash, Auteur: Victor_lepieux, Source: Xstory
... me prendre le visage entre leurs mains pour me traiter de tous les noms. Et je le méritais, je leur demandais de me baiser comme une chienne, de me fourrer à fond. Je gémissais quand une bite quittait ma bouche. Finalement, cette bacchanale prit fin. J’étais couverte de jus de couille, le lit était maintenant désossé, le matelas foutu, les vêtements de Linda piétinés. « Vous laisserez mon papa tranquille ? » demandais-je, jouant mon rôle de Linda Malkanie. — Ouais, t’inquiète pas pour ça. Mais avant de partir, on a un petit cadeau pour toi. Quand on entre dans le gang, on offre un souvenir. — Mais c’est pas moi, c’est Monsieur Malk... je veux dire, c’est mon papa qui entre dans votre gang. — La prison, c’est une grande famille, si ton père est dans notre gang, toi aussi... — D’accord, donne-moi ton souvenir alors. » Je m’attendais à un bijou de mauvais goût, à la place il prit la boîte qui était restée posée sur la table tout ce temps et me l’offrit. Je l’ouvris, à l’intérieur il y avait un instrument bizarre, une espèce d’énorme stylo pointu. À côté une cartouche d’encre. « Je ne comprends pas. — On va te tatouer une jolie croix gammée. — Hein ? Quoi ? Non ! C’est hors de question. — Fais pas la gamine, t’es une salope, alors tu fermes ta gueule. — Je... » Merde... ils semblaient déterminés. Je décidais d’agir prudemment en essayant de trouver un compromis. « On pourrait tatouer autre chose, peut-être une croix classique ou-- — ...
... Non. — Ah... » Un des hommes avait saisi l’instrument et mis en marche, je voyais l’aiguille vibrer. « Une petite croix gammée alors ? — T’inquiète, tu pourras voir tes copines sans qu’elles sachent que t’es la pute de la confrérie aryenne. » Ils me plaquèrent au sol pour que je reste immobile, puis on me fourra un bout de drap dans la bouche. « Mords dedans, pour qu’on ne t’entende pas crier. » J’obéis, et très vite vite, je mordais très fort, la douleur était atroce. L’aiguille me rentrait dans la chair, l’encre s’incrustait dans la chair. Je pleurais de douleur. Et imaginer ce swastika gravé dans ma peau pour toujours ne faisait qu’accentuer ma détresse. Chaque fois que je poserais les yeux dessus, je me souviendrais de ce jour où des nazis avaient fait de moi leur jouet... La séance de torture se déroula rapidement. En un quart d’heure, j’étais marquée. Le tatouage avait été gravé en haut de ma cheville droite, sur le côté extérieur. Je sanglotais en constatant que si un jour je ne portais pas de chaussettes, tout le monde verrait ce symbole odieux sur moi. Les hommes quittèrent un à un la pièce. Le dernier à partir fut le nazi le plus costaud qui m’avait baisée en premier. Il se tourna vers moi et déclara : « Une dernière chose. Quand tu rentreras chez toi, tu te raseras la toison pour faire deux S stylisés. Tu m’enverras un sexto de ta chatte ce soir... » J’imaginais la chose, et déglutissais de dégoût. « Et tu garderas ton minou rasé ...