1. Un si gentil fantôme (2)


    Datte: 27/12/2022, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... moi seule… rien qu’à moi !
    
    — Si vous saviez la résonnance de vos paroles en moi. Elles y trouvent un écho si profond… mais je suppose que pour vous, les mots n’ont pas une signification analogue à mes réflexions…
    
    — Je t’aime Mathis, j’ai aimé aussi ton papa, lui ne m’a pas rendu cet amour… est-ce une raison pour le reporter sur toi, de cette manière ?
    
    — Maryse, je ne suis pas votre fils.
    
    — Comment peux-tu me marteler cela à tout bout de champ ?
    
    Elle a reculé comme sous l’effet d’une gifle. Au coin de ses yeux, une larme qui perle déjà. Gaétan se sent tout triste. Il se lève de ce qui lui sert de bureau.
    
    — Non ! Non, pardon, je ne voulais pas vous faire pleurer.
    
    Il s’approche d’elle et ouvre les bras. Elle vient caler sa petite tête brune au creux de cette cage qu’il écarte. C’est doux, enivrant, tourbillon de vertige dans cette étreinte hors norme. Cette femme, étrangère à ses yeux qui se ment sans malice. Elle n’est pas de son sang et rien ne saurait être interdit ou contre nature, sauf dans sa caboche à elle. Et c’est bien là que le bât blesse. Jouer de l’inconscience de Maryse, n’est-ce pas un peu la tromper, d’une manière dégoutante ? Elle ne mérite aucunement d’être ainsi bafouée.
    
    Il y a ce doute persistant. Ce mélange qui caractérise l’abandon, la différence entre la femme et la maman. Ces gestes, que lui ressent comme attirant sont le fruit de l’amour d’une mère pour un fils. Et le décalage trop grand fait aussi vaciller la raison de ce jeune ...
    ... homme qui ne sait plus où se situer dans cet espace si fin entre le bien et le mal. La caresser équivaut pour elle à un inceste, alors que pour lui, en son for intérieur, il en est tout autrement.
    
    Ce n’est que l’appel de la chair pour une des plus jolies femmes qui lui ait été donné de croiser. Une partie de son corps ne s’y méprend absolument pas et entre en transe à l’odeur de son si délicat parfum. La sentir frémissante et incroyablement alanguie contre son torse, c’est de la torture morale. Bien entendu qu’elle ne doit pas réaliser à quel point il est tendu… à tous les sens du terme. Encore qu’en y réfléchissant bien, sa si particulière manière d’être lovée contre son poitrail, ne peut que lui faire sentir son sexe qui s’allonge.
    
    Puisque Gaétan sent bien lui, le haut de la cuisse féminine qui compresse ce qui est en effervescence dans son pantalon, Maryse doit le savoir également. Il tente désespérément de penser à autre chose, une engueulade entre ses parents, un truc pas marrant, mais dans un coin de sa tête persiste cette idée qu’elle est là, qu’elle est douce et son envie de la tripoter se renforce. Impossible de calmer cette ardeur qui le démange de plus en plus. Surtout qu’en levant le menton, la belle dame vient poser ses lèvres sur sa joue.
    
    — Tu piques mon chéri. Tu ne te rases pas tous les jours ? Je me souviens que ton père non plus ne le faisait pas et que souvent je lui en faisais la remarque.
    
    —… Je vous promets que j’y veillerai dès ma prochaine ...
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