1. Un si gentil fantôme (2)


    Datte: 27/12/2022, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... tu te tais, je ne saurai pas quoi te répondre…
    
    — Ben… je pense, j’ai envie de… toucher !
    
    — Toucher ? Mais toucher quoi mon amour ? Pourquoi ne dis-tu que la moitié des phrases ? Ne sois pas aussi timide… toucher quoi, dis-moi !
    
    — Ça… ça Maryse ! Ça…
    
    — …
    
    Il ne dit pas le mot, mais une de ses mains est suffisamment explicite pour qu’elle sache de quoi il retourne. Les doigts ont allégrement franchi la barrière de frous-frous et sont à la lisière de ce qui semble être un string au toucher du jeune homme. Elle ne bouge toujours pas, comme attentive à la suite des évènements. Lui n’ose plus, tétanisé par tant d’audace. Il ne donne plus cette animation qui permettrait à son index d’écarter le tissu de la peau.
    
    Non ! Il reste coi. Elle ne dit mot, ne fait pas ce mouvement de recul qui lui montrerait son refus. Elle se contente de le serrer plus fort contre sa poitrine, toujours arc-boutée sur le dossier du siège.
    
    — Je t’aime Mathis ! Mon dieu… quel calvaire que cette trop longue séparation !
    
    — Maryse… je ne suis pas votre fils.
    
    — Oh que si ! Une mère ne peut pas se tromper, je ne peux pas faire erreur. Tu es bien mon enfant.
    
    — Non… Je vous en supplie, faites un effort.
    
    Elle se redresse et relâche son étreinte. Sans voix elle revient vers son plan de travail, ouvre le robinet, lave le bol qu’elle a déposé dans l’évier. Elle lui tourne le dos et les quinquets de Gaétan ne quittent plus ces deux fesses roses voilées de mousseline brune. Rien ne vient ...
    ... en ternir la vue. La ficelle du triangle n’est apparente qu’à la taille de la femme. Il bande comme un âne et se traite de cinglé. Il s’en veut de n’avoir pas… essayé… d’être passé à côté d’un moment de félicité… ou d’une gifle qui sait.
    
    Tout serait préférable à cet insupportable désir qui lui tend la queue. Cette fois, mu par un mécanisme dont il ne gère rien, il s’est remis également debout. Pour se donner une contenance, il se saisit de son bol, de ses couverts. Trois enjambées le séparent de la place où elle opère. Elles se réalisent dans un nuage de ouate. Un brouillard qui lui donne le tournis. Il faut, il doit le faire, tout est mieux que de rester dans une incertitude malheureuse. Elle est là, si proche…
    
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    Pas d’échappatoire possible pour elle, puisqu’elle se trouve coincée entre les éléments de cuisine et le garçon. Le souffle mâle court sur sa nuque découverte par la position de son minois penché sur son ouvrage. Lui est désormais contre elle, son corps épouse le sien. Elle ne peut ignorer ce renflement au niveau de ses fesses. C’est une vraie femme et elle sait de quoi il s’agit. Lui se moque maintenant des risques encourus. Une baffe ou faire l’amour, c’est aussi bête que cela. Alors…
    
    Il se presse contre cette croupe incendiaire qui ne remue plus. Les mains féminines continuent imperturbables, leur travail. Laver le bol, frotter les cuillères, avec un aplomb qui frise l’inconscience. Elle sait, sent ce qu’il veut, ce dont il a besoin. Mais ...
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