1. Jérém&Nico 0302 La suite nous le dira.


    Datte: 14/12/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... pied, et il est aussi avide de bisous. Je n’arrive toujours pas à croire que mon beau mâle brun a désormais envie de ça aussi, parfois. Je ne peux cesser de contempler son visage frémissant de bonheur. Nos regards finissent par s’accrocher, se figer l’un dans l’autre. Quand les regards se croisent et se figent pendant l’amour des corps, sans pudeur, sans crainte, c’est que l’amour des esprits est là aussi.
    
    Je jouis longuement, je jouis comme un fou, un fou amoureux.
    
    Mon beau et adorable Jérém vient en moi à son tour, me remplit de sa virilité débordante, me fait me sentir à lui comme personne d’autre n’a su le faire.
    
    Et pendant que le bogoss au t-shirt blanc moulant me fait l’amour, nos lèvres fébriles se cherchent toujours. Mes mains tout aussi fébriles n’ont de cesse de tâter ses biceps, ses épaules, ses pecs d’acier, comme pour m’imprégner de sa beauté, de sa virilité.
    
    L’espace d’un instant, l’orgasme vient ravager d’une intense grimace sa belle petite gueule de mec.
    
    « J’espère que les autres ne se sont pas inquiétés hier soir, je considère, pendant qu’il fume cette cigarette qui est depuis toujours une sorte de générique de fin de nos ébats.
    
    — Non, je ne pense pas. Ils ont dû se douter qu’on a été bloqués par la neige. Elle était annoncée. »
    
    C’est là qu’un ronronnement commence de se faire entendre. C’est un bruit qui monte en intensité, comme si un engin motorisé était en train de se rapprocher. Pas une voiture, quelque chose de plus gros.
    
    « ...
    ... C’est quoi, ça ? je m’étonne.
    
    — Les secours, je pense, fait Jérém avec un beau sourire. Ils arrivent pile au bon moment, ils nous laissé le temps de faire l’amour !
    
    — C’était tellement bon !
    
    — Grave ! »
    
    Nous revenons à la petite fenêtre. Pendant quelques instants, le bruit continue d’augmenter d’intensité sans que sa source se présente devant nos yeux. Jusqu’à ce que la silhouette d’un tracteur bleu avec un chasse neige à l’avant n’apparaisse à l’entrée de la petite cour.
    
    « J’étais sûr que c’était lui !
    
    — Lui, qui ?
    
    — Benjamin !
    
    — Benjamin ? je m’étonne.
    
    — Benji, mon pote qui fait du fromage !
    
    — Ah, oui, ton pote… »
    
    Je n’y étais pas du tout. Le prénom Benjamin évoque désormais pour moi de mauvais souvenirs.
    
    « Merde ! » je l’entends lâcher, tout en se précipitant vers la table de nuit pour faire disparaître la boîte de préservatifs. Je l’aide à ramasser les capotes et les emballages de la nuit et à arranger le lit.
    
    Jérém sort pour accueillir son pote. Malgré la température pas vraiment engageante, je le rejoins. Mon beau brun fait des grands signes avec ses bras, et son pote semble le saluer de la même façon joueuse derrière son parebrise. Jérém a l’air heureux. J’adore le voir si heureux.
    
    Le tracteur avance dans la cour et s’arrête à proximité de la voiture de Jérém. La porte s’ouvre et le pote barbu descend, toujours aussi gaillard.
    
    « Eh, les gars, ça va ? il nous lance en approchant.
    
    — Tu peux pas savoir comment je suis content de ...
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