1. Jérém&Nico 0302 La suite nous le dira.


    Datte: 14/12/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... te voir ! fait Jérém.
    
    — Je me doute… surtout de voir mon chasse-neige, je pense ! »
    
    Jérém sourit.
    
    « J’ai vraiment de super amis… se marre le barbu, mais j’en ai deux fois plus après une bonne neige !
    
    — C’est ça ! » fait Jérém. Les deux potes se font la bise. Puis, c’est à mon tour de recevoir la bise de la part de Benjamin, de sentir le contact avec sa barbe douce.
    
    « Charlène m’a appelé ce matin, et elle m’a dit de passer voir si vous étiez toujours vivants, il nous explique.
    
    — Eh bien, nous le sommes, comme tu le vois… tu veux un café ?
    
    — C’est pas de refus… je me suis levé de bonne heure pour faire du "ménage ".
    
    — Je ne savais pas que tu nettoyais les routes, fait Jérém.
    
    — J’ai passé un deal avec la mairie il y a deux ans, ils ont acheté l’outil et ça me permet d’arrondir mes fins de mois l’hiver. Sinon, ça a été votre réveillon, les gars ?
    
    — Vite fait, tu sais, on n’avait pas grand-chose à bouffer et le courant était encore coupé.
    
    — Chez moi aussi ça avait coupé, mais il est revenu dans la nuit. Et ici ?
    
    — Non, il n’y a rien du tout.
    
    — Vous avez de quoi bouffer, les gars ?
    
    — Pas vraiment…
    
    — Comme hier soir tout a été annulé, Charlène fait un repas chez elle ce midi pour manger la bouffe qui était prévue…
    
    — Même si tu as déneigé, je ne sais pas trop si c’est une bonne idée de partir chez Charlène. S’il neige à nouveau, on va être bloqués chez elle, fait Jérém.
    
    — Tranquille, mec, je vous y emmène !
    
    — En tracteur ? je ...
    ... fais, par reflexe, étonné.
    
    — Oui, en tracteur. Il faudra se serrer, mais ça va aller, il fait avec assurance. »
    
    Dans la cabine exigüe du tracteur de Benjamin, la proximité est telle qu’elle ressemble à de la promiscuité. Je sens l’odeur de la lessive de ses vêtements, je détaille de très près son profil, sa mâchoire carrée, sa belle barbe rouquine. Je regarde Benjamin comme une sorte contemplation du masculin. Mais je regarde mon Jérém avec cet émoustillement, cette émotion, cette tendresse, ce désir, cette soif de l’esprit qu’inspire la personne qu’on aime et avec qui on vient de faire l’amour.
    
    Les deux potes discutent pendant tout ce voyage au ralenti vers le centre équestre de Charlène. Pendant ce temps, je regarde le paysage d’un blanc immaculé. Le ciel est couvert, on dirait qu’il va neiger à nouveau.
    
    Au centre équestre, l’accueil de Charlène est comme d’habitude très chaleureux.
    
    « Je suis heureuse de vous voir les garçons ! fait-elle en nous claquant la bise.
    
    — On dirait qu’on ne s’est pas vus depuis des mois ! On s’est vus avant-hier !
    
    — Depuis qu’il a quitté le Sud, on dirait qu’il est devenu con, non ? fait Charlène, en faisant semblant de me prendre à parti, mais avec humour et bonhomie.
    
    — Quoi ? » fait Jérém, amusé.
    
    Qu’est-ce que j’aime le voir si complice avec Charlène, le voir réagir comme un gosse avec sa mère.
    
    « J’ai eu tout le temps de m’inquiéter hier soir, banane ! Pendant que je passais ma soirée toute seule avec mes chiens ! Tu ...
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