1. Promenade au bois et balade en forêt


    Datte: 20/11/2022, Catégories: ff, inconnu, forêt, Voyeur / Exhib / Nudisme caresses, uro, lettre, lesbos, Auteur: Dyonisia

    Promenade au bois (Chantal)
    
    Aujourd’hui, il a fait très beau : un beau soleil, un peu de vent, moins qu’hier, et une chaleur qui fait penser que l’été viendra bientôt. J’étais toute seule, encore une fois. Cela devient de plus en plus fréquent. Les filles ont d’autres occupations, de nouvelles amies, des sorties où ma présence n’est pas nécessaire… Je crois que j’en suis un petit peu jalouse, mais je devais m’y attendre : elles n’ont plus quinze ans, et moi bientôt quarante-deux. Je ne peux pas espérer qu’elles tiennent encore beaucoup à s’amuser avec leur maman, même si nous restons encore très proches et si notre affection mutuelle est toujours très forte.
    
    C’est normal qu’elles préfèrent la compagnie de filles de leur âge. D’ailleurs je n’ai pas de raison de me plaindre, car je suis leur confidente et elles les miennes, comme avant. Pourtant quelque chose est en train de changer tout doucement ; est-ce que mon idylle avortée avec Françoise en est la cause ? Mais là n’est pas mon sujet, voilà que je succombe une nouvelle fois à cette tentation de partir sur une autre idée au lieu de m’en tenir à ce que je veux raconter.
    
    Donc, seule pour la journée et la soirée, j’ai décidé d’aller faire une longue promenade dans les collines des alentours pour profiter du beau temps. C’est l’époque idéale, car les touristes ne sont pas encore trop nombreux et le Festival de Cannes attire les plus blaireaux, quant aux autres l’arthrite les oblige à ne pas s’éloigner de la ville. ...
    ... Les collines ne sont pas encombrées et on peut trouver facilement de petits coins isolés. En plus, les rares promeneurs sont en général assez discrets pour éviter de troubler vos petites occupations personnelles.
    
    Je suis partie dans la matinée, en voiture pour m’éloigner rapidement de la côte. Je me suis garée sur le bord d’une petite route (mon véhicule n’inspire pas l’envie de le « visiter ») et j’ai gaillardement attaqué le chemin qui se faufile sous les pins parasols. Au bout d’une heure, j’étais en sueur, et beaucoup moins allante ! Je maudissais mon manque d’entraînement et mes jambes flageolantes : j’ai juré en moi-même que je suivrai dorénavant les séances du club de gym avec plus d’assiduité, bien que je me connaisse bien : je me fais cette promesse chaque fois, je ne la tiens pas souvent.
    
    Tant pis pour mon souffle court, mes mollets douloureux, mes cuisses contractées ou le tee-shirt trempé : j’ai continué de marcher, moins vite évidemment, d’autant que la pente s’accentuait, en serrant les dents et en m’encourageant, jusqu’à ce que je me dise que j’étais un peu idiote de me forcer à supporter tout ça, alors que j’étais venue là pour faire une promenade et pas un concours. Je devais être à trois ou quatre kilomètres de la route, bien assez loin pour ne pas être dérangée par la plus courageuse famille-bon-appétit !
    
    J’ai repéré une sorte de clairière un peu plus haut sur ma gauche. L’exposition semblait idéale, avec un talus pour s’abriter du vent et une vue ...
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