1. Relation toxique (7)


    Datte: 21/10/2022, Catégories: Trash, Auteur: simson3, Source: Xstory

    ... passe pas sous la valeur de 5 cm d’eau.
    
    C’est ça, le PEEP. Cela empêche la fermeture des alvéoles à la fin du cycle respiratoire tout en augmentant la diffusion de l’oxygène vers la circulation.
    
    — Wow, cela en fait des choses à savoir ! s’étonna l’étudiant avec enthousiasme.
    
    — Tu verras pendant ton internat, la pneumologie est un très gros stage, tout comme la cardio, d’ailleurs.
    
    La conversation fut interrompue par la présence de l’infirmière du triage qui arriva en trombe dans le cubicule :
    
    — L’accidenté de la route arrive, docteure LeBel.
    
    — D’ac, répondit l’autre laconiquement. La salle de trauma est prête ?
    
    — Oui, docteure. Toute l’équipe est en place.
    
    — Parfait. Demandez au résident en pneumologie de venir installer la ligne artérielle de Monsieur Chagnon, s’adressa-t-elle en terminant à l’assistante-infirmière-chef. Et transférez le cas de Monsieur à son service.
    
    Et, se tournant une fois de plus vers Martin :
    
    — Moi, j’aurai d’autres chats à fouetter. Allons à la salle de trauma.
    
    À l’extérieur, les dernières tonalités de la sirène de l’ambulance s’étaient tues. Une civière s’avança rapidement dans la salle de traumatologie, poussée par deux paramédics dont un, à la tête de la victime, manipulait un ballon-réanimateur. Les voies aériennes de la personne blessée qui portait un collet cervical et dont le corps était solidement sanglé sur une planche dorsale étaient reliées au ballon par un tube disparaissant dans sa bouche. Le bas du ...
    ... corps était maculé de sang frais, laissant deviner une hémorragie d’importance. Entre des jambes entravées par un système de traction bipait, au rythme des battements cardiaques de la personne transportée, un moniteur multipistes.
    
    — Ça va aller ? demanda Alicia à Martin. Ce sera pas très beau à voir...
    
    Gantée, elle s’approcha de la victime manifestement inconsciente. Arborant de multiples abrasions, un visage méconnaissable dont les yeux fortement tuméfiés étaient clos et qui était en partie occulté par de longues mèches de cheveux roux parsemées de sang séché, se présenta à sa vue.
    
    — Comment elle s’appelle ? demanda-t-elle sur un ton neutre.
    
    La fille au triage déglutit difficilement comme elle consultait le clipboard des paramédics :
    
    — Durocher. So... Sophie Durocher !
    
    — Hey, niaise-moi pas, veux-tu ?
    
    — Je... je n’niaise pas du tout, Alicia !
    
    Alicia écarta presque mécaniquement les cheveux souillés de micro-caillots. Son expression changea brutalement comme elle reconnut la femme de sa vie :
    
    — Sophie !?
    
    L’inhalothérapeute avait entretemps pris la relève dans la ventilation pulmonaire de la victime. Constatant rapidement un problème, il se tourna gravement vers l’urgentologue :
    
    — Son taux d’oxygène chute à vue d’œil, et je rencontre de grandes résistances nous empêchant de la faire respirer adéquatement. À ce rythme-là, elle ne va pas tenir longtemps. Tu dois faire quelque chose, Alicia, et vite !
    
    — Ventile-la à 100% d’oxygène, ordonna la ...