1. Relation toxique (7)


    Datte: 21/10/2022, Catégories: Trash, Auteur: simson3, Source: Xstory

    - Qu’est-ce qui se passe autour de moi ? Je me sens étrangement seule, complètement dans le noir. Mon corps est paralysé, je ne le sens plus, mais j’ai froid. Au loin, je crois entendre des bruits de sirène approcher, puis des voix confuses, voilées. Puis un bruyant ronronnement de moteur qui se fait tout proche. L’odeur du fioul envahit mes narines. Des bruits de tôle tordue, de verre brisé, et des voix plus claires. Elles disent qu’il faut faire attention à mon dos. Je manque d’air... je respire... difficilement. Au loin, j’aperçois comme une lumière blanche, un soleil très brillant. Cela semble s’approcher doucement de moi...
    
    ***
    
    Un journaliste avait un jour demandé à docteure LeBel pourquoi elle aimait son métier d’urgentologue :
    
    — Eh bien, avait-elle alors répondu, je dirais que j’aime avoir à me lever le matin sans aucune idée de ce que me réservera la journée. J’apprécie ce côté imprévu du métier. Je vois chaque nouveau cas qui se présente à moi comme un nouveau défi à relever, une nouvelle façon de voir les choses.
    
    — Quelles sont, d’après vous, les qualités requises pour devenir une bonne spécialiste des urgences ? avait poursuivi l’intervieweur.
    
    — On sait que la médecine moderne est avant tout basée sur la science. Il ne faut toutefois pas oublier que l’on a longtemps parlé, en désignant cette profession, de l’art médical proprement dit. Bien que l’aspect scientifique soit un élément essentiel à notre conduite, nous ne devons pas négliger ce côté ...
    ... intuitif, ce flair qui, dans nombre de situations, fera souvent la différence entre un diagnostic posé à temps et un cas qui se complique. Ajoutez à cela une bonne habilité technique et ce désir constant de venir en aide à ceux qui souffrent et vous avez là tous les ingrédients d’un bon spécialiste des urgences.
    
    08h15. C’était l’effervescence autour du poste de garde à l’urgence de l’hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe : fin du rapport du quart de nuit, prise en charge par l’équipe de jour. Du personnel sans cesse en mouvement, poussant des chariots, préparant des perfusions intraveineuses ou consultant simplement des dossiers. Des conversations entremêlées, des éclats de rire épars. Des préposés qui pressent le pas. Du fond de la salle, les cris de douleur, étouffés par la cohue, d’un patient en souffrance.
    
    — Déjà mis les pieds dans un service d’urgence, ou dans un hôpital tout simplement ?
    
    — Euh non, jamais. C’est mon baptême, à vrai dire, et j’ai un peu la trouille.
    
    Étudiant en première année de médecine, Martin Dubuc se présentait à la cheffe-urgentologue pour une journée d’immersion en milieu hospitalier. Se sentant déjà dépassé par l’intense activité régnant dans ce milieu nouveau pour lui, il se réjouissait toutefois d’être en présence de la réputée docteure LeBel, cette femme qui semblait en plein contrôle de tout ce qui se passait dans le service et qui allait lui servir de guide pour la journée.
    
    — Que voyez-vous en première année ? Avez-vous commencé ...
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