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Relation toxique (7)
Datte: 21/10/2022, Catégories: Trash, Auteur: simson3, Source: Xstory
... l’esprit encore quelque peu confus. — Je suis là, répondit joyeusement une jeune fille en retrait, revêtue d’un sarrau. Vous avez un problème ? — Qu’est-ce que vous m’avez fait ? — Ben, rien... pour le moment. J’aurais dû faire quelque chose ? — C’est quoi, votre nom ? — Josiane. On se connaît ? — Je m’en doutais, je... je crois que... je crois que j’ai rêvé. — Vous avez sûrement dû voir mon nom en passant devant ma porte, ce matin ! Conduit à la salle de repos, l’étudiant fut rapidement rétabli de ses émotions, s’étant fait servir un café fort, préparé par la cheffe-infirmière de l’unité. — Où est passée docteure LeBel ? s’empressa-t-il de demander. — Tu la trouveras dans le 9. Elle va probablement intuber le patient qui s’y trouve. C’était l’animation dans le cubicule numéro 9 : — Vous avez encore de la misère à souffler, Monsieur Chagnon ? demandait l’urgentologue à un patient à demi assis sur sa civière et dont le visage était couvert d’un masque par lequel de l’air enrichi d’oxygène lui était insufflé sous pression. Alors qu’une infirmière prenait la mesure de sa tension artérielle, Alicia auscultait les poumons du pauvre bonhomme tout en observant d’un œil sévère les alarmants graphiques affichés sur le moniteur de saturométrie et de capnographie. Les lectures effectuées sur l’appareil de même que l’aspect pathétique de l’homme aux yeux exorbités qui, à chacune de ses respirations, haussait les épaules en cherchant désespérément ...
... son air scellèrent la décision de la praticienne : — Il faudra que je mette un tube à l’entrée de vos poumons, Monsieur Chagnon, comme la dernière fois. La petite machine qui vous pousse de l’air présentement n’est pas suffisante et vous vous épuisez à chercher votre souffle. On va aussi vous brancher à un appareil qui va respirer pour vous puis avec vous en attendant que vous repreniez vos forces. Toujours agité par sa dyspnée, l’homme hocha silencieusement la tête en signe d’approbation. Alicia se tourna vers l’infirmière : — Demande à l’inhalothérapeute de revenir avec un respirateur. Puis, se tournant vers son jeune visiteur qui n’avait pas dépassé le seuil de la porte : — Approche, Martin. C’est un monsieur atteint de MPOC (maladie pulmonaire obstructive chronique) en décompensation, expliqua-t-elle. Normalement, le peu de poumon qui lui reste lui permet de fonctionner au quotidien sans trop de problèmes mais l’infection dont il semble manifester les signes mine tout ce qui lui restait de réserve. Il a probablement contracté un pneumocoque ou quelque chose du genre, nous le saurons avec le rapport de culture bactérienne qui nous arrivera dans deux jours. En attendant, je le traite avec de l’amoxicilline, un antibiotique à large spectre. Si on ne lui fournit pas l’assistance d’un respirateur, le CO2 s’accumulera dans son sang au point où il tombera en carbonarcose, un état toxique fatal. On va donc lui accorder du repos tout en traitant son infection. À ...