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Boudu
Datte: 09/10/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... résistance au froid moi… —… ! Il était resté planté comme un piquet et j’avais donc reculé vers l’endroit où était établi son campement. J’avais pu me rendre compte de la rapidité avec laquelle il avait tout emballé dans un immense sac à dos. Comme les escargots, il devait chaque jour porter sa maison sur ses épaules. J’avais saisi les bretelles du bagage, mais lui avait dû me prêter la main, tant le sac était lourd. Une fois dans le coffre, je lui ouvrais la portière côté «passager avant ». Une fois de plus, j’avais pu noter une grande hésitation. — Eh bien ! Montez ! Je ne vais pas vous manger. — Je ne suis pas très propre… on peut même dire que je dois puer. Ça va saloper votre jolie tire ! —… Ne vous faites pas prier ! Il y a de quoi vous laver à la maison. Un bain, une douche, comme il vous plaira. Allez ! Montez et allons au chaud. —… Vous êtes une drôle de bonne femme ! — Mais non ! Pourquoi dites-vous ça ? — Personne ne vient ramasser un clodo dans la rue de nos jours. On peut bien crever de froid, tout le monde s’en fout ! —… Je m’étais tue. À quoi bon envenimer les choses ? Sans doute avait-il ses raisons d’en vouloir à la terre entière. Le court trajet pour traverser mon bled et arriver chez moi se faisait dans un silence relatif. C’était lui qui l’avait rompu d’un coup. — Je dois puer, non ? Je pourrai prendre une douche ? Ou mieux, je rêve d’un vrai bon bain ! — Vous trouverez tout ce dont vous aurez besoin ici. Ma maison est ...
... assez grande pour être partagée. — Vous vivez seule ? Pas de mari ? — Il est mort ! — Ah, merde ! Pardon ! Je ne pouvais pas me douter… — Venez ! Le moteur de la voiture s’éteignait alors que la porte électrifiée du garage se refermait avec son chuintement significatif. Il descendait alors du véhicule, presque intimidé. Du côté de sa portière, un grand placard vide que je lui désignais de suite. — Vous pouvez entreposer vous affaires là ! Je vous assure que personne ne vous les prendra dans ce placard. Si vous avez des vêtements à laver, vous pouvez les déposer devant la porte. Là, c’est la buanderie ! La machine à laver et le sèche-linge s’y trouvent. —… ? Vous assurez aussi le nettoyage ? Merveilleux… qu’est-ce que vous ne faites pas ? —… Je l’avais aidé à sortir son sac du coffre et il l’avait collé directement dans le placard, sans l’ouvrir. Ensuite, il me suivait pour entrer dans la maison. Mais avant de franchir la porte, il se déchaussait. Nos deux regards s’étaient alors portés sur ses chaussettes… d’où de larges trous laissaient émerger ses orteils. Il avait baissé la tête piteusement. Et sa voix chargée d’une étrange émotion… — Ce n’est pas très reluisant, n’est-ce pas ? Vous savez… la rue, ça abime beaucoup et très vite ! —… ? Qu’aurais-je bien pu rétorquer, moi qui comparée à lui vivait dans l’opulence ? Il redevenait de nouveau très silencieux, immobile au milieu de ma cuisine. Que dire, que faire ? — Vous voulez que je vous ...