1. Boudu


    Datte: 09/10/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... du bonhomme. Une inondation aussi brève que soudaine ne semblait pas inquiéter le gaillard.
    
    Le reste des événements restait assez flou dans mon esprit. Nous avions roulé sur le côté, puis il m’avait prise, reprise et nos corps enlacés, imbriqués l’un dans l’autre se livraient à une sorte de danse dont les souvenirs gardaient une saveur particulière. Celle d’une partie de jambes en l’air qui me rendait femme comme par le passé. Lui avait de quoi tenir la route et nos deux envies se régénéraient sans cesse. Quoi de plus naturel à ce stade-là que de lâcher prise et de se laisser aller à jouir ?
    
    Et l’orgasme qui s’en suivait avait un relent d’absolu. Tous mes muscles tremblotaient bien longtemps après le coït. Je me demandais à un certain moment si ces tremblements allaient finir. Vidée, mais heureuse, je ressentais ces sensations oubliées, celles que jusque-là et durant mes années bonheur, celles dont Pierre m’avait gratifié durant notre vie commune. Il me semblait que les cris, les gémissements que je poussais, mais aussi les grognements retenus de mon amant, remontaient d’outre-tombe. Nous passions ensuite de longues minutes blottis dans ...
    ... les bras l’un de l’autre.
    
    Lui jouait avec la crinière de cheveux sombres qui frisottait au bas de mon ventre. Et mes doigts quant à eux allaient de ses tétons à son ombilic, dans des gestes affectueux. Ceux des amants repus et ivres de cette tendresse d’après l’amour. C’était comme si nos deux corps se reconnaissaient, comme si plus exactement ils s’étaient toujours connus. À diverses reprises et sans qu’il n’ait rien demandé, j’avais resucé son jonc maculé de nos sécrétions communes. Daniel appréciait là, la chaleur de mes baisers.
    
    Pour finir, c’était bien tout naturellement qu’il venait s’épancher dans ma gorge sans même me forcer à avaler sa semence. Celle-ci avait un gout de renouveau et je réalisais que je n’avais plus vraiment envie de le voir reprendre la route, ou plus exactement la rue… Ni lui ni moi ne savions encore de quoi demain serait fait… mais j’étais déjà prête à vivre des tas de soirées, de journées, d’heures aussi belles que lors de la réunion de nos deux corps… L’avenir nous appartenait bel et bien. À nous de le façonner à notre manière et j’avais des arguments pour le convaincre, assurément ! Lui également bien sûr ! 
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