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Balbutiements (2)
Datte: 04/10/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... il s’est suffisamment rapproché, ma bouche prend le relais de mes mains. Ce qui n’est pas pour lui déplaire. Une autre partie se joue, là ! Couchée, je peux me laisser aller à goûter aux joies de téter sans qu’il rechigne. Il continue à me masser les épaules, le cou, mais c’est de plus en plus mollement. Et pour finir, ses pattes s’arriment sur le haut de mon crâne, pour que j’aille jusqu’au terme de mon entreprise. Pourquoi aurais-je l’idée seulement de le lâcher en plein milieu d’une action qui me convient autant qu’à lui ? Il ne relâche son étreinte que lorsque j’ai mené à son achèvement cette gâterie dont il raffole. Il n’en demande pas plus alors que pour son plaisir comme pour le mien, je déglutis ce que généreusement il a abandonné dans ma gorge. Il se croit quitte après que la mollesse a gagné cette partie qui vient de pleurer fièrement. Mais je réclame une dernière faveur... celle de l’embrasser pour qu’il déguste ses propres saveurs. Ce dont il s’acquitte sans sourciller, avec un empressement à la hauteur de l’amour qu’il me porte. Et il reprend son massage comme s’il ne l’avait jamais arrêté. Un interlude des plus plaisants dont il ne se plaint nullement. Quant à moi, j’adore ses caresses qui frictionnent ma peau sur toutes les parties accessibles, voire sur celles moins palpables. Mais toutes les meilleures choses doivent se savourer avec modération. Et lorsqu’il décide que ça suffit, je ne cherche pas à le retenir. Non ! Au bout d’un long moment, ce n’est ...
... plus amusant et mieux vaut peu souvent que beaucoup parfois. Il me reste tant à faire... et côté piano, il me faut attendre le passage d’un accordeur que je n’ai pas encore contacté. Ce qui fait que je me rabats sur le secrétaire. Et pour commencer, j’extrais chaque tiroir de ses coulisses, notant sur un plan l’emplacement de chacun. Chaque chose à sa place et chaque place à sa chose... ainsi pas de surprise au remontage. Je fais de même pour tous les meubles que j’ai à remettre à neuf. À la vingt et unième alvéole, le squelette du secrétaire est prêt à se voir refaire une beauté. Tout débute par un savant shampoing. Eau savonneuse et huile de coude doivent faire l’affaire. Ça me prend la moitié de l’après-midi et mon petit mari passe la tête par l’entrebâillement de la porte. — Alors Claude ? Ça avance un peu ? — Oui ! Regarde comme il s’éclaircit. — Ouais... Il se baisse pour regarder de tous les côtés et d’un coup, il fait une drôle de réflexion... — Tiens ! Le tiroir du milieu n’est pas de la même longueur que les deux autres de chaque côté ? — Quoi ? Allons laisse-moi bosser ? J’en ai pour encore un sacré bout de temps... — Tu as tout ton temps ! Je ne vais pas sortir le bateau demain... alors ! — Je croyais que tu voulais pêcher ? — Je peux le faire depuis le bord. Tu sais bien que les brochets ne sont pas toujours très loin des berges... enfin, tu devrais le savoir depuis le temps que je te le répète. Mais tu ne t’intéresses guère à moi, ...