1. « Matrone et Domina, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (1) : l’éducation de Tullia


    Datte: 01/09/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    AVERTISSEMENT
    
    J’ai décidé, à mon tour, de me lancer dans la rédaction et la publication de récits érotiques fictifs, en commençant par une série de textes dans un cadre historique.
    
    Ma première série, «Matrone et Domina, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale», sera un « péplum érotique ». Il s’agit bien de fiction, mais construite à partir de mes lectures.
    
    Je renvoie aux références bibliographiques qui figurent à la fin du texte. Je me suis aussi inspirée de personnages historiques, de grandes libertines, dont j’ai raconté le parcours dans la série « Histoire des libertines ». Je recommande donc de lire ou de relire les quatre textes suivants, qui ont été des sources d’inspiration :
    
    • « Histoire des libertines (4) : les femmes scandaleuses de la famille d’Auguste », paru le 5 septembre 2017. J’ai notamment été inspirée par les frasques de Julie, la fille d’Auguste.
    
    • « Histoire des libertines (5) : Messaline, impératrice et putain. », publié le 15 septembre 2017.
    
    • « Histoire des libertines (6) : Agrippine la terrible », paru le 26 septembre 2017
    
    • « Histoire des libertines (7) : Poppée et Faustine, des impératrices romaines à la réputation sulfureuse. », publié le 2 octobre 2017
    
    TULLIA, MATRONE ET DOMINA
    
    Ce premier chapitre est l’occasion de découvrir mon personnage central : Tullia. Née en 30 de notre ère, ses aventures et son parcours d’hypersexuelle vont se dérouler sous les règnes des empereurs Claude et Néron.
    
    Tullia est la ...
    ... dernière d’une lignée de patriciens, d’une « gens » qui trouve ses racines dans les premiers temps de la République. Les Tullii prétendent même descendre des anciens rois légendaires de Rome, Servius Tullius et ainsi, de Tarquin l'Ancien par sa fille, Tarquina.
    
    Son père, le sénateur Marcus Tullius Longus, dont le « cognomen » cadre bien avec sa grande taille, n’a pas réussi à avoir le fils qui aurait perpétré sa lignée. Il a reporté tous ses espoirs sur sa fille.
    
    Cette famille patricienne s’est peu à peu ruiné du fait des dépenses de prestige nécessaires au cursus honorum, à la carrière politique du pater familias, tenu d’entretenir des clients et d’offrir au peuple « panem et circenses », du pain et des jeux. Les Tullii ont aussi été victimes des guerres civiles et, ayant en particulier choisi le camp du Sénat et de Pompée, ils restent à l’écart du régime fondé par Auguste, même après que celui-ci leur ait choisi la clémence et leur ai rendu leur « dignitas », à défaut de leurs terres, qui étaient la source de leurs revenus. Enfin les trois mariages de Marcus, et les dots qu’il a dû consentir, ont encore dégradé l’état de ses finances.
    
    Tullia va croiser dans son parcours la route de Messaline et d’Agrippine, ce qui ne sera pas sans conséquences, mais elle saura se tenir à l’écart des luttes de pouvoir. Devenue jeune veuve, elle mènera une vie agitée, tout en évitant le destin tragique de Julie, fille d’Auguste ou de Messaline. Tullia saura se préserver de l’accusation ...
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