1. Histoire de fesses (2)


    Datte: 29/08/2022, Catégories: Divers, Auteur: charimarien, Source: Xstory

    ... lever, je me sens déjà nettement mieux.
    
    — Alors joli fesseur, on se sent mieux ?
    
    — Oui, beaucoup mieux, il me tarde de retrouver mes anges.
    
    — Mais elles sont là.
    
    — Merveille des merveilles, qu’elles viennent !
    
    Trois doux visages sont là, penchés au-dessus de moi. Trois bouches qui déposent leurs hommages sur la mienne. Mes douces amies, si je pouvais vous aimer là, sur ce lit, l’une après l’autre. Une main se glisse sous le drap qui me recouvre. La douce voix qui accompagne ce geste sensuel me dit que tout est prêt pour mon retour à la maison. Quelle maison, dans quelle ville ou village ? Si je peine à reconnaitre la voix, la main, elle, est celle de mon petit ange, ma mère Noël.
    
    — Alors il ne nous mentait pas quand il disait vous aimer toutes les trois ?
    
    — Nous l’aimons comme il nous aime. Je regrette seulement de le découvrir un peu tard.
    
    — Mais pourtant, vous êtes sa...
    
    — Sa femme, oui, exactement. Malheureusement une femme bien négligente. Il aura fallu qu’il fasse un second infarctus pour que je redécouvre que mon mari est un amant qui sait aimer, donner de sa personne pour nous...
    
    — Je vois ça, on va vous le dorloter.
    
    — Si je peux, n’en abuser pas trop quand même.
    
    Plus un mot, c’est le silence des voix. Seuls ces bips, ces clics, ces bings se font entendre. J’ai la haine de ces bruits, ils me brisent les tympans. Sous le drap, cette main continue ses caresses toutes douces sur mon sexe inerte. On baise ma bouche, mes yeux n’arrivent ...
    ... plus à tenir ouverts. Je sombre petit à petit dans un autre sommeil. Je me sens si faible encore.
    
    Les jours se succèdent, je suis dans une chambre, seul, au calme. Je peux enfin m’assoir dans mon lit. Sur la table de nuit, une télécommande, mon ordinateur, celui de mon domicile. Je l’allume, pianote mon mot de passe. J’écris, sur l’écran, les lettres s’enchaînent les unes aux autres. Des mots se forment, des phrases, des paragraphes s’affichent. Une voix joviale m’apprend sa surprise. Cette voix est douce. Le visage qui transporte cette voix est tout aussi doux que jeune. C’est pourtant à peine si je la regarde et pourtant, pourtant elle est si belle. Près de moi, elle prend mon poignet, lisant ce que je tape encore.
    
    — Vous êtes un romantique vous !
    
    — Non, un amoureux.
    
    — Je vois ça. Comment, trois femmes ?
    
    — Trois anges, trois mères Noël, les trois joyaux de ma vie.
    
    — La vache, c’n’est pas mon copain qui me parlerait comme vous.
    
    — Pauvre femme, je vous plains !
    
    Elle lit encore, se redresse subitement en me fixant, me demande si je les fesse souvent. Ma réponse a de quoi l’étonner, la surprendre.
    
    — Je les fesse autant qu’elles me fessent. C’est si bon, si vous saviez.
    
    Elle me quitte, visiblement troublée par ma réponse, mon texte. Je souris, je ris même de ce trouble. Je la devine racontant mes vices à ses collègues. Moi, je continue, envoie mail après mail à mes amours. Un jeune homme entre, une mignonne demoiselle l’accompagne, c’est mon fils. ...
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