1. Histoire de fesses (2)


    Datte: 29/08/2022, Catégories: Divers, Auteur: charimarien, Source: Xstory

    Dans l’un des restaurants, je me pose, je me prends une petite bière, regarde cette foule de fous furieux aller et venir. On dirait des vagues qui se suivent, comme sur le bord de mer. Parfois, une vague va à contre sens. Et c’est une sorte de ballet qui commence, bien loin du lac des cygnes. Une femme se pose près de moi, son parfum m’enivre, il sent si bon. Je me retourne, c’est elle, cette femme si impudique, si joliment perverse pour habiller ces filles de manière si dissolue, si friponne et le lui dis ouvertement. Je regarde le contenu de l’enveloppe qu’elle glissait dans ma main tantôt. Une carte de réduction valant son pesant d’or puisqu’elle m’accorde 25% de rabais sur mes achats futurs. Je prends sa main, l’embrasse, la retourne, lèche le creux de cette main. Je la trouble, j’en suis heureux. Je me sens pousser des ailes. Alors, sans tout lui dire, seulement comment, je lui raconte ma rencontre avec mon bel ange.
    
    Et puis merde, au diable les varices, disait ma grand-mère, je détaille, je détaille les détails, les approfondis. Je me surprends à parler amoureusement de mon ange de Noël. Je sens mon cœur s’emballer en parlant avec amour de mon ange, de ma mère Noël. Jamais, au grand jamais je n’avais parlé ainsi d’une femme. En face, un visage illuminé me fixe, il est aussi ému que moi. Sa main caresse la mienne. Ses doigts cherchent les miens, ils se croisent.
    
    — Vous êtes peu banal pour un homme.
    
    — Comprenez qu’elle me ressuscite, que je renais grâce à elle. ...
    ... J’étais au fond du trou et me revoilà à la surface et il fait merveilleusement beau.
    
    Elle se lève, pose ses lèvres sur les miennes, me quitte sans un mot. Si, une courte phrase ; on va se revoir, croyez-moi ! Je lui souris en la regardant partir en direction de son officine licencieuse, si sensuellement épicurienne. Je la trouve charmante. Sur ma montre, midi approche, je me presse. Dans ma voiture, je file attendre mon ange vers la sortie du personnel. Dehors, le temps se couvre. À la radio, on annonce des précipitations neigeuses jusqu’en plaine, voilà qui me réjouit. Elle tarde à me rejoindre. Je me grille une cigarette. Je pense à cette femme m’écoutant, buvant mes paroles. Une question m’assaille, serait-elle en train de fesser mon ange ? Après tout, pourquoi pas ! Je souris à cette délicieuse pensée. Jaloux, moi ? Non plus, jamais plus ce sentiment qui détruit plus qu’il ne construit.
    
    Une demi-heure passe avant qu’elle n’arrive, me saute au cou, m’embrasse. Mes mains sur ses fesses, elle esquisse une petite grimace.
    
    — Elle t’a fessé, la bougresse ?
    
    Un sourire honteux se dessine sur son visage. Je l’embarque avec moi. En me tournant, je la vois qui sort, me fait signe. J’abaisse ma vitre.
    
    — Vous avez raison de l’aimer, elle est merveilleuse. Merci.
    
    — Montez, je vous en prie.
    
    Derrière, elle s’installe. Ma petite se serre contre moi. En chemin, cette femme me raconte comment ma petite mère Noël fut fessée par-dessus sa combinaison. D’une main, je masse ...
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