1. Répression des fantasmes (Brigade de)


    Datte: 23/08/2022, Catégories: Trash, Auteur: domindoe, Source: Xstory

    ... Elle ressemble à une femme en train de jouir. C’est une étrange sensation que je ressens pour cette fille nue qui pleure dans mes bras en me traitant de salaud, mais semble verser des larmes de plaisir. J’ai une érection, brève, forte, violente. Camille ne peut pas la sentir, je suis protégé par la rigidité de la combinaison. Aucun fantasme obscène ne peut filtrer grâce à mon inhibiteur de pensée, les pensées et les mots sont bloqués dans mon cerveau. Ces inhibiteurs nous sont fournis pour nous protéger lors des interventions et pour éviter de créer des perturbations dans les détections destinées aux autres patrouilleurs. C’est ce qu’on nous a dit. Je n’y ai cru qu’à moitié.
    
    Je comprends la protection à présent, car je n’en avais jamais eu besoin : les arrestations de mecs pervers ne m’excitent pas.
    
    L’homme entre deux hurlements de douleur demande de quoi il est accusé. Invariablement, Yolanda répond : « De déviance sexuelle » et elle lui martyrise quelque chose tout en lui demandant s’il reconnaît son crime ou s’il admet être coupable. Le quelque chose martyrisé du mec ne doit pas figurer de manière explicite dans le rapport, aussi je ne m’étends pas sur ce qui est caractéristique de la gent masculine et typique des méthodes d’interrogatoire musclées de ma collègue.
    
    Le mec n’en peut plus, il finit par avouer. Je demande à Yolanda si je dois menotter la fille.
    
    — On la laisse là, tranche-t-elle.
    
    — Tu ne l’inculpes pas ?
    
    — Non, ce serait une perte de temps, ...
    ... elle s’en sortira toujours. Lui, on a son aveu et l’enregistrement holographique de son délit. Ça suffit.
    
    Elle le bouscule sans ménagement hors de l’appartement. Le type dont je ne sais plus le nom se casse la figure sous l’impulsion amplifiée par la combi et tombe sur les fesses puis sur la nuque, les épaules et le torse qui se retrouvent au-dessus du vide de la cage d’escalier. Les mains attachées dans le dos, la tête et le buste débordant largement de la première marche des escaliers, il ne peut pas se relever sans risquer de dévaler les marches la tête la première. Il reste immobile, apeuré et totalement impuissant, attendant que Yolanda veuille bien le relever. Comme une chatte avec sa proie, elle joue avec lui. Elle le pousse légèrement du bout d’un de sesrangeos. Je distingue un sourire mauvais sur son visage. Le gars est près de basculer, il essaie de se retenir au bord de la première marche. Il crie, la supplie de le relever. Je sais que Yolanda aime ces instants, elle me l’a dit et répété lors des longues séances d’attente et d‘ennui en mal d’action.
    
    Elle fait ce boulot pour ces moments, ces moments où elle se venge, ces moments où le pervers à poil ne peut qu’exprimer sa peur et sa soumission allongé à ses pieds, lui offrant la vue de son sexe rabougri totalement à sa merci. Elle a le pouvoir, elle est le pouvoir. Elle pourrait le broyer sous sa semelle comme un cancrelat, elle déguste chaque instant. Elle aime ça. Elle adore. Elle se délecte. Je sais qu’un ...
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