1. Répression des fantasmes (Brigade de)


    Datte: 23/08/2022, Catégories: Trash, Auteur: domindoe, Source: Xstory

    Attention :conformément à la loi BéA-BA, ce texte ne contient aucune scène de sexe explicite. Mais il n’en reste pas moins « difficile » à certains "égards".
    
    Je suis entré dans la brigade par hasard il y a près de deux ans maintenant. Je n’étais pas vraiment motivé, mais je devais manger. Ça faisait un paquet de temps que je n’avais plus trouvé le moindre boulot et pire encore, je n’avais aucune perspective d’en dégoter un. Et dans cet océan de marasme, voilà que survint le vote de la loi BéA-BA. Elle n’eut pas un effet immédiat sur ma propre situation. Lorsque cette fameuse loi fut votée il y a quatre ou cinq ans, je ne sais plus vraiment, j’étais dans une situation, disons instable. Et donc je n’ai guère de souvenirs précis.
    
    BéA-BA c’est le sobriquet mignon dû à son instigatrice, Béatrice Baldès. Je ne sais pas si ce sont les contempteurs ou les laudateurs qui ont trouvé ce raccourci pour la nommer ainsi, mais toujours est-il que cette loi m’a filé du boulot à cause du nombre toujours croissant de coupables à serrer et du manque de personnel pour y parvenir. Conditions qui m’ont donné l’opportunité de rentrer à la brigade de répression des fantasmes. En réalité, cette brigade ne s’appelle pas, mais c’est comme ça que tout le monde la voit. Sa vraie désignation est brigade BéA-BA, numéro de district, numéro d’équipe dans le district. Pour la mienne donc BéA-BA16-3, troisième équipe du seizième district lié à l’application de la loi Béatrice Baldès. Franchement, pas de ...
    ... quoi faire une série à succès avec un titre pareil.
    
    Ce boulot n’est pas folichon et à durée limitée : jusqu’à ce que tous les pervers soient redressés et ne hantent plus les rues de la cité, c’est une mesure probablement temporaire comme le rappelle le Comité de Supervision. Depuis deux ans, il me permet de remplir mon estomac convenablement (en quantité, pour la qualité je ne suis pas difficile ni avec les yeux ni avec la langue) et de dormir dans un espace réduit, mais pourvu de toutes les sécurités nécessaires. Question confort, c’est une tout autre histoire.
    
    Ah oui, je n’ai pas dit ce que je fais dans cette brigade : je suis une sorte d’agent d’intervention, un auxiliaire-tas de muscles chargé de défoncer les portes, amadouer les récalcitrants, impressionner les autres et maîtriser ceux qui restent pendant que mon équipière fait son boulot de flic. Nous sommes une équipe de deux, ma collègue Yolanda, dont ce n’est pas le vrai prénom, mais qui est la vraie flic, et moi, Léon Kowalski qui suit ce que je viens d’écrire en plus de me taper toute la paperasse administrative. Il faut bien que je tape quelque chose lorsque je suis au Central. Léon Kowalski n’est pas une vraie identité, mais je l’ai gardée d’un précédent boulot, pas reluisant non plus, dont je vous parlerai peut-être un jour.
    
    Donc Yolanda et moi maraudons dans notre bétaillère – fourgon dans lequel nous encageons les délinquants que nous arrêtons – en attendant un signalement que nous fournit Marâtre 16. ...
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