1. La trace incertaine du soleil


    Datte: 08/08/2022, Catégories: fh, asie, hépilé, amour, intermast, 69, fsodo, mélo, amouroman, Auteur: Come Sorel, Source: Revebebe

    ... plus fort depuis que nous avons franchi la dune.
    
    Lucie, dont les pieds nus et délicats semblent ne faire qu’effleurer la surface du sable, et moi, marchons une dizaine de minutes sur la plage quand elle me désigne un endroit sur la dune :
    
    — C’est là.
    
    À cause du vent, je ne saisis pas si elle affirme ou si elle me pose une question. Elle reprend :
    
    — C’est là que vous avez fait l’amour avec Benjamin. Il m’en a parlé. Souvent.
    
    Je dois me pencher vers elle pour entendre ce qu’elle me dit.
    
    — Ce fut un beau moment pour lui. Et ce que nous avons vécu après également. Nous avons mené une vie assez libre, mais nous n’avons jamais retrouvé cela. Avec personne. Pas cette joie, pas cette complicité.
    
    Le vent, soudain, s’est calmé, mais les premières gouttes d’une pluie froide de fin d’été s’annoncent.
    
    — On ferait mieux de rentrer, dis-je.
    
    Nous nous prenons la main et revenons vers la maison.
    
    Arrivés à la maison, nous recommençons à parler de nos vies respectives puis, vers 18 h, nous commençons à préparer le repas, une salade de coquilles Saint-Jacques que nous accompagnons d’un Vouvray. Revenant dans le salon, nous choisissons, dans sa collection de DVD, de regarder Nosferatu de Murnau, l’un des rares cinéastes que nous aimons tous les deux.
    
    Tandis que les ombres du vampire montent sur les murs du château, prise d’un frisson de peur, elle se blottit contre moi. À la scène suivante, elle ne se retire pas et pour le reste du film, sa tête se repose sur ...
    ... mon épaule, mon bras passé autour d’elle.
    
    Quand le film se termine, dans le silence de la nuit qui n’est troublé que par le crépitement de la pluie, nous restons ainsi, immobiles et attentifs. Je prends conscience que sa main repose sur ma cuisse, elle tourne son visage vers moi et mes yeux se ferment, je plonge contre ses lèvres et nous échangeons un long baiser.
    
    Ma main s’aventure sous le coton de son débardeur. Son ventre est doux sous mes doigts que je remonte vers sa poitrine. Ému, je saisis son sein gauche dont je caresse le téton. Elle lâche ma bouche quelques instants, exhale un soupir. Elle se tourne et me fait face tandis que je m’allonge sur le canapé. Je passe une main derrière sa nuque et attire à nouveau ses lèvres vers moi. De sa main gauche, elle caresse mon ventre, descend, ouvre les boutons de ma braguette, passe sous l’élastique de mon caleçon et s’empare de mon sexe.
    
    Elle se recule et m’adresse un sourire en constatant que je suis épilé.
    
    — Tu n’as pas…
    
    Je ne la laisse pas finir, trop gourmand d’elle, et me lève à demi pour l’embrasser.
    
    Sa main est descendue maintenant sur mes testicules qu’elle caresse doucement avant de remonter sur mon pénis et de commencer à me masturber. Je continue à l’embrasser et mes mains à explorer son ventre, son dos, sa poitrine.
    
    Puis, elle se décale avec grâce et se met debout. Elle fait passer son débardeur par-dessus sa tête et descend son pantalon, révélant une simple culotte de coton blanc, petite étoile ...