1. Au coeur de la Grande-Forêt


    Datte: 22/08/2018, Catégories: fh, ff, 2couples, fhhh, frousses, rousseurs, poilu(e)s, forêt, amour, noculotte, Oral pénétratio, init, conte, pastiche, délire, Humour fantastiqu, merveilleu, sorcelleri, merveille, Auteur: Radagast, Source: Revebebe

    ... pourtant éloignés. Les enfants tremblaient en entendant les anciens raconter ces histoires ; mais était-ce réellement des contes et légendes ? Il se disait qu’à part les cerfs, les sangliers, d’Autres Choses s’y promenaient, des choses dans l’ombre, des choses qui faisaient se dresser les cheveux sur la nuque des plus hardis, même sur le crâne des chauves courageux.
    
    D’autres hommes venaient dans la Grande-Forêt, non point pour y travailler, mais pour y chasser. Ces personnages souvent peu recommandables essayaient d’abattre un faon, une biche, parfois un cerf ou un sanglier. Certains braconnaient pour nourrir leur famille, d’autres pour revendre la venaison à de riches bourgeois ou aux nobles de la ville.
    
    La ville. Tout d’abord un entrelacs de ruelles sordides, des liquides douteux coulaient dans les caniveaux, des rires gras émanaient de gargotes ressemblant plus à des coupe-gorges qu’à des estaminets.
    
    Ce cloaque s’étendait dans la plaine jusqu’aux remparts ; à l’intérieur de ceux-ci s’élevaient d’abord les demeures bourgeoises, puis comme le visiteur se rapprochait du palais, il traversait le quartier des aristocrates, où tous les nobles se retrouvaient, blottis près du souverain, ne se mélangeant point avec les commerçants, fussent-ils riches.
    
    Enfin venait le château. Perché sur un éperon rocheux, le château à l’enceinte crénelée dominait la ville basse et le cloaque. Des hommes du guet patrouillaient sur les remparts extérieurs, des soldats de la garde ...
    ... royale faisaient de même sur les fortifications du palais. À la différence que ces derniers paradaient dans leur armure rutilante, tandis que les autres se contentaient de protections en cuir bouilli et de cottes de mailles rapiécées.
    
    ~oOo~
    
    Dans le château vivait la Reine. Elle régnait seule depuis le décès de son mari, un roi bon et généreux qui périt dans d’étranges circonstances.
    
    Cependant nul n’en parlait sous peine de disparaître à son tour.
    
    Le roi laissa derrière lui une fille, très belle et très jeune, Blanche. La jeune princesse fut élevée par les domestiques qui lui vouaient une adoration sans faille. Elle ressemblait tellement à sa défunte mère.
    
    Elle jouait avec les enfants des serviteurs, avec des animaux, tous l’aimaient.
    
    Sa marâtre ne lui portait guère d’attention ni d’affection. Elle régnait sur ses sujets telle une despote non éclairée. Une main d’airain dans un gant d’acier, telle était sa devise.
    
    Elle ne connaissait que la terreur comme méthode de gouvernance.
    
    Nul ne savait d’où elle venait quand elle séduisit le bon roi, nul ne connaissait même son âge. D’aucuns la suspectaient de pratiquer la magie noire. Son apparence ne changeait jamais, le temps n’avait pas de prise sur elle.
    
    Des rumeurs prétendaient qu’elle se baignait dans le sang de jeunes vierges, personne ne le vit jamais, mais de mystérieuses disparitions alimentaient ces racontars.
    
    ~oOo~
    
    Une nécromancienne prédit son avenir à une fillette en haillons, dans le sombre ...
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