1. Tombés du ciel (7)


    Datte: 03/08/2022, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: Yojik

    — Bérénice, heu, je voudrais... Est-ce que tu pourrais...
    
    — Quoi ? Dis-moi.
    
    La voix douce et bienveillante de la femme aux cheveux gris lui fit du bien. Alicia rassembla son courage, ses espoirs et se lança :
    
    — Bérénice, je repars samedi ou dimanche avec mes enfants. Je souhaiterais, s’il te plaît, qu’avec Roger vous soyez mon papa et ma maman. Je voudrais que tu viennes vivre chez lui jusqu’à mon départ. Je voudrais vous appeler, "papa" et "maman".
    
    — Mais enfin, Alicia !
    
    — Avec Roger, je l’appelle déjà, "papounet", et lui "ma grande fille". On le fait pour donner le change aux yeux des gens, mais je sais qu’on le ressent vraiment comme ça. Et même avec toi, j’ai envie de te donner du "mamounette". Tu m’as réconfortée comme l’aurait fait ma maman, jamais je n’avais ressenti ça. Et, toi tu m’as dit "mon cœur", "ma petite".
    
    — Et alors ? Tu étais mal, je voulais te réconforter un peu.
    
    A ces mots, Bérénice se rendit compte qu’elle avait voulu lui apporter du réconfort, mais dans un acte plus profond qu’elle ne l’avait jamais fait avec ses neveux et nièces. Oui, elle avait de l’affection pour la jeune femme, mais de là à l’appeler sa "fille" et à se faire appeler "maman"... "Maman", ce mot résonna fortement en elle.
    
    — Ecoute. Je voudrais connaître ça, une fois dans ma vie. Rien qu’une. Avoir des gens que je puisse appeler, "papa" et "maman".
    
    — Mais, et Roger ?
    
    — Je suis sûre qu’il voudra bien.
    
    — Par rapport à toi, j’en suis certaine. Mais, ...
    ... moi...
    
    — Vous regrettez tous les deux de ne pas avoir de famille. D’enfant à vous. Je vous l’offre pour quelques jours.
    
    — Mais, il ne voudra pas de moi, chez lui.
    
    — Si, si, je suis sûre. S’il te plaît !
    
    — Euh, euh, j’ai des obligations...
    
    — Non, tu m’as dit que tu étais en vacances... S’il te plaît... Ma... Maman.
    
    Alicia prononça ce mot avec les yeux embués de larmes. Bérénice reçut une décharge de bien-être, dieu que ce mot faisait du bien à entendre. Elle craqua et pleura doucement :
    
    — D’accord, ma fille. Je veux bien.
    
    — Merci, maman. Viens, allons te préparer quelques affaires.
    
    Alicia se leva et tira Bérénice par la main, elle se dirigea vers l’escalier mais la femme voulut ralentir :
    
    — Mais, on est toutes nues. Ça se fait pas trop.
    
    — Oh, on s’en fiche. Viens vite.
    
    Bérénice se laissa emporter par l’insouciance de la jeune femme, de sa fille pour quelques jours. Elles montèrent donc et préparèrent une petite valise avec tout ce qu’il fallait. Elles redescendirent, toutes gaies et rieuses. Cela avait presque ressemblé à une séance de shopping entre une mère et sa fille. Alicia avait complimenté Bérénice sur son style élégant et féminin, elle qui avait tendance à s’habiller encore comme une ado. Elle demanda si elle pourrait lui piquer quelques trucs, ce que Bérénice accepta volontiers. Elles avaient des morphologies assez proches pour que leurs vêtements leur aillent à toutes les deux.
    
    Elles se rhabillèrent et Bérénice chercha à prendre des ...
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