1. 1968 : une révolution puissance X (7)


    Datte: 11/07/2022, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory

    ... retrouve, fringuée comme une pute, sans culotte ni sous-tif, plantée devant les trois types. Je suis une crâneuse. En toute circonstance, j’y vais toujours au culot. Hors de question de montrer que je suis déstabilisée. Mais là, j’avoue que je feintais l’assurance.
    
    Et ça n’allait pas s’arranger, car voici que, d’une voix solennelle, Monsieur Paul ouvre la séance :
    
    — Eh bien, messieurs, qu’en pensez-vous ? Elle est à votre goût ?
    
    Je ne comprends pas tout de suite le sens de ses propos.
    
    Les trois types se lèvent, me tournent autour, évaluent mes formes. De toute évidence, Jean Serrail était le leader. Son avis prime :
    
    — Franchement, je suis plutôt déçu ! Je m’attendais à une jeune femme plus appétissante.
    
    Quel toupet ! Ce gros porc ne me trouve pas assez désirable !
    
    Monsieur Paul m’ordonne alors de déambuler dans la pièce :
    
    — Défile pour ces messieurs, Marianne. Prouve-leur qu’ils te sous-estiment !
    
    Pourquoi obtempérer ? Parce que la situation était invraisemblable, trop grotesque pour que je la prenne vraiment au sérieux. Je jouais un rôle dans une farce. D’ailleurs n’étais-je pas déguisée en catin ? En tout cas, dans ma tête les choses étaient claires : jamais au grand jamais, je ne baiserai avec de telles ordures. Mais j’étais vexée et bien décidée à prouver à ces sales types que je n’étais pas une dégonflée.
    
    Et me voici à marcher de long en large devant eux. Dans un sens. Demi-tour. Dans l’autre sens. Comme une pute qui arpente son trottoir ...
    ... car dans une telle tenue, le moindre mouvement racolait. À chaque pas, mes seins nus gigotaient et j’avais beau essayer de ne pas dandiner du cul, les talons aiguilles forçaient mon déhanché.
    
    Le gros porc en chef ne semblait toujours pas convaincu :
    
    — Pas vraiment gracieuse. Un manque de classe évident. Et puis, elle est un peu forte des hanches, non ? Qu’en pensez-vous mes amis ?
    
    L’un des porcs soulève ma minijupe et palpe sans vergogne ma croupe. Je suis tellement stupéfaite que je ne bouge pas alors que les grosses pattes dégueulasses jaugent la fermeté de mon postérieur. Les autres types, un sourire vicieux aux lèvres, observent la scène. On pourrait croire qu’ils attendent un verdict. Que vaut la marchandise ?
    
    — Un peu gros cul, en effet, mais y a de quoi faire !
    
    J’allais balancer une gifle monumentale à l’ordure mais le regard pénétrant de Jean Serrail stoppa mon geste. Je pris alors conscience du pouvoir psychique de cet homme. Un dominant qui n’a pas l’habitude qu’on lui résiste ! Eh bien, moi, je ne céderai pas. Je lui dirai ses quatre vérités :
    
    — Vous n’êtes qu’un porc !
    
    L’insulte ne le perturbe pas. Il ne se départit pas d’un sourire satisfait aux lèvres :
    
    — Et alors ?
    
    — Et alors ! Il est hors de question que je me donne à des personnages aussi détestables.
    
    — Il ne s’agit pas de savoir si tu nous apprécies ou pas. Nous ne parlons pas de sentiment. Même pas de désir. Juste de sexe à l’état brut. Sans subterfuge, sans détour. Et tu n’as ...
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