1. Mon amour, mon cœur


    Datte: 23/06/2022, Catégories: fh, caférestau, caresses, Oral pénétratio, confession, rencontre, Auteur: Enzoric

    ... de la blonde ?
    
    ooOoo
    
    — Je peux te le dire maintenant, me chuchote-t-il au creux de l’oreille.
    — Quoi ?
    — Comment je t’ai jugée.
    — J’préfère pas savoir. Laisse-moi espérer.
    — Comme tu veux. Pourtant…
    — Pourtant quoi ?
    — Non, non. T’as dit non.
    — T’es chiant.
    — Et toi…
    — … conne, je sais, merci !
    — À croquer, plutôt.
    
    J’adore quand il me croque. Enfin, croquer est un bien grand mot. Il me lèche plus qu’il ne mord pour dire vrai, car même s’il me dévore du bout des dents, il est doux. Langue agile et lèvres aspirantes, il me bouffe, pour la troisième fois, et j’aime ça. C’est rare, un homme qui soigne les préliminaires. Lui, il ne semble pas pressé de me prendre, pas comme beaucoup. Enfin j’imagine. L’urgence, il me la confère, et c’est… pire. S’il m’est déjà arrivé de simuler, des quatre dernières jouissances, j’ai lutté pour faire durer. C’est bon la longueur. Pas en centimètres, mais en temps. Deux fois de sa bouche, et deux de sa queue qu’il m’a déjà emportée en six heures, et il semble vouloir remettre le couvert. Je bâillais avant qu’il ne glisse entre mes cuisses, mais je n’ai plus sommeil. Plutôt que me fatiguer, il me requinque d’une envie grandissante : jouir, encore, et encore, et encore. De molle, je deviens crispée. J’ai la bouche ouverte, gémissante, haletante. Quand l’instant approche au galop, il le sent, se calme, me frustre, alors je lui saisis la tête, la tire en avant. Mais plus je la plaque, plus il ralentit, m’offrant la découverte d’un ...
    ... plaisir plus intense : me concentrer plus encore sur la lenteur, et la frustration avec laquelle il se joue de moi. C’est énervant, mais il a raison : c’est divin ; et j’en veux plus, encore, et encore, et encore.
    
    — Fous-moi un doigt.
    
    Il n’en fait rien. Il me maintient dans l’attente, dans l’envie, dans le désir, alors je lutte, encore, et encore, et encore, à le sentir se délecter de moi tout en se masturbant de lents hochements du bassin sur le drap, au rythme de ses délicats coups de langue. Il m’exaspère :
    
    — Baise-moi, je quémande, comme en manque alors que je suis au bord de la jouissance.
    
    Je me retiens de le gifler tant je suis hors de contrôle, et lui il continue, encore, et encore, et encore, jusqu’à ce que j’abandonne ; m’abandonne. Il m’a vaincue.
    
    — C’est pas du jeu, lui dis-je en lui caressant les cheveux.
    — En amour, je ne joue jamais.
    
    Sa réponse caresse mon sexe d’un souffle, ce qui devrait être désagréable, pourtant !
    
    — Tu veux toujours que je te baise, me demande-t-il ?
    
    J’ai le corps repu, mais :
    
    — Oui.
    
    C’est lent, long, et, étrangement, bon. Il me chevauche, me scrute des yeux, et de sa queue surtout. On se toise, on se défie, mais c’est bon. Si bon.
    
    Il craquera avant moi, même si je n’en peux plus, parce que personne ne m’a jamais vaincue. C’est ce que j’ai cru, mais j’ai perdu. Il a gagné, après mon corps, mon cœur. Je l’aime.
    
    ooOoo
    
    C’était un dimanche matin, un dimanche matin extraordinaire que nous fêtons, chaque ...